Il fallait s’y attendre. Et ce
n’est pas faute de vous avoir déjà prévenus, ici (magic n°127, hors-série 366
Chroniques, entre autres) et là (www.magicrpm.com).
Alors que leurs concitoyens Doves sortent au même moment un quatrième album
écœurant de décontraction mélodique et d’intensité mélodramatique, les jeunots
de Delphic prouvent qu’ils ont bien eu raison de laisser fondre leur précédent
groupe Snowfight In The City Centre sous le faible soleil mancunien pour mieux
relever avec un aplomb sidérant le défi lancé par leurs aînés.
En réveillant au passage quelques fantômes de la cité du Nord – pour vous la jouer courte : la Haçienda, Factory Records et le New Order impérial des années 1984-89. Hébergés pour le moment sur le label belge ressuscité (un autre miracle, en quelque sorte) R&S Records, produits par l’orfèvre expatrié Ewan Pearson, choyés par le management de Bloc Party et Phoenix, les presque gamins James Cook, Richard Boardman et Matt Cocksedge – épaulés par le batteur Dan Theman – frappent donc d’entrée un grand coup en offrant ce Counterpoint inflexible, soient six minutes et quelque d’élégance électronique et d’intransigeance pop.
Chant définitivement désinvolte, boucles fascinantes, rythmique saccadée et guitares vrillées mènent une danse forcément intelligente le temps d’une chanson aux allures de montagnes russes constructivistes. Un break imparable, une explosion jubilatoire façon Temptation en guise de leitmotiv jubilatoire finissent de métamorphoser ce morceau en point d’orgue orgasmique d’un début d’année qui pourrait bien voir Manchester renouer enfin avec son hégémonie sur la scène musicale International.
En réveillant au passage quelques fantômes de la cité du Nord – pour vous la jouer courte : la Haçienda, Factory Records et le New Order impérial des années 1984-89. Hébergés pour le moment sur le label belge ressuscité (un autre miracle, en quelque sorte) R&S Records, produits par l’orfèvre expatrié Ewan Pearson, choyés par le management de Bloc Party et Phoenix, les presque gamins James Cook, Richard Boardman et Matt Cocksedge – épaulés par le batteur Dan Theman – frappent donc d’entrée un grand coup en offrant ce Counterpoint inflexible, soient six minutes et quelque d’élégance électronique et d’intransigeance pop.
Chant définitivement désinvolte, boucles fascinantes, rythmique saccadée et guitares vrillées mènent une danse forcément intelligente le temps d’une chanson aux allures de montagnes russes constructivistes. Un break imparable, une explosion jubilatoire façon Temptation en guise de leitmotiv jubilatoire finissent de métamorphoser ce morceau en point d’orgue orgasmique d’un début d’année qui pourrait bien voir Manchester renouer enfin avec son hégémonie sur la scène musicale International.