En kiosque actuellement Commander
Que les choses soient bien claires d'entrée, le nouvel album de Death In Vegas est hit free. Ici, point de Aisha ou de Hands Around My Throat. Finie la rigolade, les voix sont portées disparues, le ton s'est durci, la texture épaissie. Virage à 90 degrés en direction de l'électronique minimale et du krautrock : Richard Fearless et Tim Holmes n'ont jamais semblé autant dans leur élément. Viré de BMG, désormais seul maître à bord (Satan's Circus sort sur leur propre label), le tandem n'a plus aucune concession à faire. Le talent et la classe de cette formation atypique demeurent, eux, indéniables au fil des écoutes inlassables de cet impeccable quatrième Lp. Pour preuve, Sons Of Rother et Candie Mc Kenzie font partie des plus beaux titres jamais composés par Death In Vegas. Avec un pouvoir d'adaptation hors du commun, il absorbe les modes (l'électronique allemande des années 2000) et les influences (Kraftwerk, Neu, New Order, Ennio Morricone, The Cure période Pornography) sans jamais perdre son identité. En ce sens, le duo est un modèle de groupe en perpétuelle évolution. Appelé à incarner le disque maudit décrié à sa sortie, Satan's Circus n'en demeure pas moins son meilleur album à ce jour. En attendant sa réhabilitation future, il devra se satisfaire du fardeau de "culte".
Robert Alves
MAGIC RPM  #85
article extrait de :
MAGIC RPM #85 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser