Si vous venez d'équiper votre Subaru Impreza GT Turbo d'un caisson de basse 2000 watts flambant neuf, ce disque vous aidera à tester l'engin. Car Shimmy Shimmy Bladeest un bréviaire d'electro hip hop surpuissante, cadencée par des beats imprévisibles comme autant de coups de bélier, et striée de bleeps digitaux tranchants comme une lame chauffée à blanc par les flows éclectiques de la dizaine de pervers s'ébrouant au milieu de cette partouze sonique. De Bigg Jus (Verdi Rough et ses synthés dantesques) à Tes (les riffs numériques de Sign My Name Part 1), en passant par MF Doom (le chef-d'œuvre interlope My Favourite Ladies Part 2), Dose One et TTC (l'épopée malsaine Feed The Fish), difficile de deviner l'auteur de la giclette finale. Car chacun s'échine ici à surmonter ces architectures charpentées à coups de serpes en acceptant souvent de voir leurs phrasés déchiquetés au passage, comme irradiés au contact de ces instrumentaux radioactifs.
Oubliez les quelques finesses mélancoliques de Radio Ape (2004), les frères Hanak se muent en barbouzes du dancefloor, et poussent dans ses retranchements une logique de haute technologie déjà soutenue par Detect, Para One ou le label Institubes en général. Le prix d'un tel radicalisme est cet album déconstruit, lourd et dingue, qui vire parfois au lourdingue, tel un Aphex Twin sous testostérone secondé par un Mario Bros du bruitage sous acide. Pour jouer au rabat-joie, disons que Shimmy Shimmy Blade s'écoute comme se baisent les greluches s'agitant sur les pistes de danse hype du tout-Paris Paris : jouir au plus vite, et oublier aussitôt.
Oubliez les quelques finesses mélancoliques de Radio Ape (2004), les frères Hanak se muent en barbouzes du dancefloor, et poussent dans ses retranchements une logique de haute technologie déjà soutenue par Detect, Para One ou le label Institubes en général. Le prix d'un tel radicalisme est cet album déconstruit, lourd et dingue, qui vire parfois au lourdingue, tel un Aphex Twin sous testostérone secondé par un Mario Bros du bruitage sous acide. Pour jouer au rabat-joie, disons que Shimmy Shimmy Blade s'écoute comme se baisent les greluches s'agitant sur les pistes de danse hype du tout-Paris Paris : jouir au plus vite, et oublier aussitôt.
2 réactions réagir
100% d'accord, pas une ride !
greluche à oublier aussitôt ?!
t un ouf jean-françois le pull,
cet album c comme une bombe à la peau fraîche que tu peux baiser et re-baiser avec une trique toujours plus dure et des jouissances toujours plus copieuses
4 ans après il a pas pris une ride
J'AI DIT
t un ouf jean-françois le pull,
cet album c comme une bombe à la peau fraîche que tu peux baiser et re-baiser avec une trique toujours plus dure et des jouissances toujours plus copieuses
4 ans après il a pas pris une ride
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