En 1994, Daniel
Johnston signait sur une major et sortait Fun,
un album qui, en dépit du bon sens et de sa qualité, ne se vendit pas. On ne
s’étendra pas plus que ça sur la suite, faite de grands drames et de petites
joies. Il y a six ans, Mark Linkous (Sparklehorse) avait épaulé le bonhomme, en
produisant Fear Yourself (2003). Aujourd’hui,
c’est son compatriote Jason Falkner qui tente une approche pouvant s’avérer
finalement payante. Certes, elle pourra apparaître comme une nouvelle tentative
de domestication du fou chantant. Qu’importe, Falkner a su mettre en forme un disque
court et fort, dont il n’a pas nécessairement voulu gommer toutes les aspérités
comme en témoigne une version écorchée et très vivante du déjà classique I Had Lost My Mind, en roue libre et
toutes guitares tranchantes dehors.
Mind Movies alterne calme acoustique et vrais assauts d’affirmation, Fake Records Of Rock’N’Roll se la joue boogie pépère, High Horse et Freedom retrouvent presque l’excellence d’Artistic Vice (1993), tandis que Without Youfrôle la ringardise hors sujet. Le problème, c’est que ces chansons estimables ne sont pas les meilleures chansons que Daniel Johnston ait écrites dans sa vie et que l’habillage de Jason Falkner est, sous ses dehors sérieux, bancal et parfois franchement vulgaire.
On se remémore alors la merveille que Jad Fair avait enregistré en terres écossaises avec la complicité de Teenage Fanclub (Songs Of Wisdom And Hope, 2002) et l’on se plaît à imaginer ce que la même entente donnerait sur des titres comme Tears, Light Of Day ou Is And Always Was, qui, bien que fondamentalement prenants et habités, manquent cruellement d’intensité et de finesse. Peut-être trop propre pour les puristes, Is And Always Was pourrait paradoxalement faire découvrir l’un des plus grands génies de tous les temps à un public rétif à des formes plus primitives.
Mind Movies alterne calme acoustique et vrais assauts d’affirmation, Fake Records Of Rock’N’Roll se la joue boogie pépère, High Horse et Freedom retrouvent presque l’excellence d’Artistic Vice (1993), tandis que Without Youfrôle la ringardise hors sujet. Le problème, c’est que ces chansons estimables ne sont pas les meilleures chansons que Daniel Johnston ait écrites dans sa vie et que l’habillage de Jason Falkner est, sous ses dehors sérieux, bancal et parfois franchement vulgaire.
On se remémore alors la merveille que Jad Fair avait enregistré en terres écossaises avec la complicité de Teenage Fanclub (Songs Of Wisdom And Hope, 2002) et l’on se plaît à imaginer ce que la même entente donnerait sur des titres comme Tears, Light Of Day ou Is And Always Was, qui, bien que fondamentalement prenants et habités, manquent cruellement d’intensité et de finesse. Peut-être trop propre pour les puristes, Is And Always Was pourrait paradoxalement faire découvrir l’un des plus grands génies de tous les temps à un public rétif à des formes plus primitives.