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Minor Swing
archive mag janvier 1997
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Double surprise : Lithium accueille un groupe français qui ne chante qu'en Anglais et au ton résolument pop. Renouvellement, diversification ou cas à part ? Seul l'avenir nous le dira. Mais intéressons-nous plutôt à Da Capo, découvert l'an passé via le single-club du même label où le groupe laissait entendre qu'il n'avait pas choisi tel nom au hasard : ces guitares espagnoles renvoyaient, d'une façon ou d'une autre, à Love. Ici, pourtant, l'influence du groupe d'Arthur Lee se fait moins présente. Certes la trompette sur le refrain de Colour Of Stone ne trompe pas, mais les frères Pagaum têtes-pensantes du groupe s'incrivent plus dans la lignée du Kinks de Village Green And The Preservation Society. Instrumentation classique pour une belle référence, certes, mais difficile à assumer. Car Da Capo, formation aux idées intéressantes, n'a peut être pas encore les moyens de ses ambitions : une pop classieuse mais dépouillée. Le chant, trop (?) maniéré, rappelle, de temps à autres, un Guy Béart mal venu dans ce tableau bucolique. Et Minor Swing s'enferre parfois dans une préciosité un rien fatigante Goodbye, malgré une slide très Moose , commet quelques fautes de goût Beware et ses "Oooh" très stade ou Amazing, exercice de style jazzistique à la Sting. On préférera l'évidence mélodique et l'efficacité d'un Life Is The Child ou l'insouciance d'un Angel. En fait Da Capo a peut-être vu trop grand pour ses débuts : réduit à une demi-heure, ce Minor Swing aurait suffisamment éveillé la curiosité sans jamais lasser.
Christophe Basterra
article extrait de :
MAGIC RPM #12
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