Le mois dernier, les Vivian Girls laissaient en suspens une double
question : qu'est-il advenu la batteuse Frankie Rose et du label Slumberland
Records ? La réponse ne s'est guère faite attendre en prenant la forme d'un
précieux disque nommé Alight Of Night.
L'une comme l'autre ont préféré jeter leur dévolu sur Crystal Stilts, une
formation voisine venant de Brooklyn, élevée par les mêmes aïeux sixties et
partageant un goût commun pour le Velvet Underground et les Television
Personalities.
Une formation voisine, certes, mais à l'élégance et au romantisme plus soignés comme le souligne la voix à la fois délicate et retenue du nonchalant Brad Hargett. De toute évidence, ce dernier et J.B. Townshend ont beaucoup écouté Felt auquel ils semblent vouer une tendresse particulière, incapables qu'ils sont de choisir entre les périodes Cherry Red et Creation de Lawrence. Ce détail est particulièrement sensible à l'écoute des mélodies aigres-douces, de la production caverneuse et du synthétiseur délicieusement vintage qui hantent la plupart des titres de cet inaugural Lp.
L'interminable et passionnante quête des similitudes et références entraînera aussi l'auditeur attentif sur la piste des jeunes et sombres années The Chills, le génial groupe néo-zélandais mésestimé et trop souvent résumé au titre guimauve Heavenly Pop Hit. Le fan le plus intrépide questionnera outre-tombe le regretté Lee Hazlewood sur sa parenté avec la merveilleuse Graveyard Orbit, trouvera du Jesus And Mary Chain dans l'abyssal SinKing, découvrira avec joie que House Of Love abrite dans l'ombre Shattered Shine. La grammaire et le vocabulaire musical de Crystal Stilts sont dignes du style pop moderne et peu orthodoxe de ses pères.
Et, de mémoire, rares sont les groupes susmentionnés, qui ont à ce point réussi le tour de force de l'album parfait, reposant sur un équilibre fragile, précaire, comme perché sur des échasses de cristal. C'est là toute la réussite de Alight Of Night, qui, tributaire de ses riches influences, va bien au-delà de la simple citation. Le quintette se sert ainsi du passé comme un explorateur malicieux monte au sommet d'une montagne afin de voir plus loin et de découvrir de nouveaux horizons.
Contre toute attente, ce disque est un bijou trouble à contempler, une bénédiction amère à recevoir, un ravissement vénéneux à savourer religieusement dans sa chambre les jours de spleen.
Une formation voisine, certes, mais à l'élégance et au romantisme plus soignés comme le souligne la voix à la fois délicate et retenue du nonchalant Brad Hargett. De toute évidence, ce dernier et J.B. Townshend ont beaucoup écouté Felt auquel ils semblent vouer une tendresse particulière, incapables qu'ils sont de choisir entre les périodes Cherry Red et Creation de Lawrence. Ce détail est particulièrement sensible à l'écoute des mélodies aigres-douces, de la production caverneuse et du synthétiseur délicieusement vintage qui hantent la plupart des titres de cet inaugural Lp.
L'interminable et passionnante quête des similitudes et références entraînera aussi l'auditeur attentif sur la piste des jeunes et sombres années The Chills, le génial groupe néo-zélandais mésestimé et trop souvent résumé au titre guimauve Heavenly Pop Hit. Le fan le plus intrépide questionnera outre-tombe le regretté Lee Hazlewood sur sa parenté avec la merveilleuse Graveyard Orbit, trouvera du Jesus And Mary Chain dans l'abyssal SinKing, découvrira avec joie que House Of Love abrite dans l'ombre Shattered Shine. La grammaire et le vocabulaire musical de Crystal Stilts sont dignes du style pop moderne et peu orthodoxe de ses pères.
Et, de mémoire, rares sont les groupes susmentionnés, qui ont à ce point réussi le tour de force de l'album parfait, reposant sur un équilibre fragile, précaire, comme perché sur des échasses de cristal. C'est là toute la réussite de Alight Of Night, qui, tributaire de ses riches influences, va bien au-delà de la simple citation. Le quintette se sert ainsi du passé comme un explorateur malicieux monte au sommet d'une montagne afin de voir plus loin et de découvrir de nouveaux horizons.
Contre toute attente, ce disque est un bijou trouble à contempler, une bénédiction amère à recevoir, un ravissement vénéneux à savourer religieusement dans sa chambre les jours de spleen.