[il y a une toute nouvelle vidéo ici pour illustrer ce texte]
C'est dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de sa branche de distribution que le label Touch And Go succombe à la mode en publiant le premier album de son groupe de cristal. Un comique dialogue du film The Wrestler au cours duquel la star du catch en fin de carrière et la strip-teaseuse se congratulent d'avoir connu les années 80 pourrait idéalement servir de genèse à l'absurde Tentacles : “Les années 80 étaient les meilleures”, avance la femme – “Carrément Guns N’Roses, Def Lepard ! Et puis cette pédale de Kurt Cobain est arrivée et a tout foutu en l'air…”, poursuit Mickey Rourke amer, mais ravi d'avoir trouvé l'âme sœur.
Si on cherchait à exaucer le profond désir du bélier et à imaginer le rock américain psychédélique actuel en émettant l'hypothèse farfelue que “cette pédale de Kurt Cobain” était restée à l'usine au lieu de chialer dans son micro, on obtiendrait certainement un disque de cette trempe au pseudo grunge progressif. Le quatuor californien mené par Andrew King semble, en effet, se moquer du bon goût en affichant ostensiblement son excentricité, ses soli de guitares intempestifs et sa voix criarde. C'est gras des cheveux, tatoué, vilain et parfois excitant. Dust, titre au hard rock affecté, semble taillé pour faire hurler les foules des festivals en mal d'hymnes qui sentent mauvais des aisselles. Le titre éponyme évoque un Pearl Jam décomplexé et sauvage. C'est très idiot, certes, mais si seules les formations excédant les 120 de QI (tous membres additionnés, même les vingt-quatre Polyphonic Spree n'y parviennent pas) avaient le droit de cité, la pop ne serait pas forcément victorieuse.
C'est dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de sa branche de distribution que le label Touch And Go succombe à la mode en publiant le premier album de son groupe de cristal. Un comique dialogue du film The Wrestler au cours duquel la star du catch en fin de carrière et la strip-teaseuse se congratulent d'avoir connu les années 80 pourrait idéalement servir de genèse à l'absurde Tentacles : “Les années 80 étaient les meilleures”, avance la femme – “Carrément Guns N’Roses, Def Lepard ! Et puis cette pédale de Kurt Cobain est arrivée et a tout foutu en l'air…”, poursuit Mickey Rourke amer, mais ravi d'avoir trouvé l'âme sœur.
Si on cherchait à exaucer le profond désir du bélier et à imaginer le rock américain psychédélique actuel en émettant l'hypothèse farfelue que “cette pédale de Kurt Cobain” était restée à l'usine au lieu de chialer dans son micro, on obtiendrait certainement un disque de cette trempe au pseudo grunge progressif. Le quatuor californien mené par Andrew King semble, en effet, se moquer du bon goût en affichant ostensiblement son excentricité, ses soli de guitares intempestifs et sa voix criarde. C'est gras des cheveux, tatoué, vilain et parfois excitant. Dust, titre au hard rock affecté, semble taillé pour faire hurler les foules des festivals en mal d'hymnes qui sentent mauvais des aisselles. Le titre éponyme évoque un Pearl Jam décomplexé et sauvage. C'est très idiot, certes, mais si seules les formations excédant les 120 de QI (tous membres additionnés, même les vingt-quatre Polyphonic Spree n'y parviennent pas) avaient le droit de cité, la pop ne serait pas forcément victorieuse.