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Biographie

Après tout, c'est une histoire universelle et assez banale. Lassés de leur environnement, des adolescents d'une région reculée décident de prendre les choses en main et de faire de la musique au lieu de mal tourner. Peut être même que, comme Maladie Wargasm, “groupe punk aurillacois des années 80”, ce soit parti d'une réaction envers les vaches. Le conte de fée du XXIème siècle si on veut. Sauf qu'au lieu de rêver de Stade de France et autres monstruosités, Les Cracbooms , devenus entre temps Cracbooms, sont des adeptes de salles  plus obscures que les noms des endroits reculés dans lesquels elles se trouvent. Il semble en effet que plus le nom d'un village soit imprononçable, plus ces jeunes gens aient envie de troubler ce charmant voisinage au volant de leur Seat Ibiza débordant de matériel. Persuadés qu'une groupe montre sa valeur sur scène, ils ont probablement dû explorer tous les endroits en Auvergne et alentours où une départementale est synonyme d'autoroute.

Adepte des chansons allemandes de France Gall après quelques verres dans le nez et avec Le Piège À Filles de Dutronc dans la tête, une bande de lycéens se mue en Cracbooms en 2008 et devient un groupe de pop en anglais bien décidé à en découdre sur Clermont-Ferrand, motivé par l'activité qu'il y règne alors. Un EP en 2008 et un 45 tours en compagnie des Glums plus tard (grâce à l'action du Fanzine d'Aurillac, Le Mange Disque), le quatuor a l'occasion de se produire au festival de Dour cet été. Là où il aurait pu prendre goût aux grosses scènes, il est en fait plus que jamais partisan des petites salles. L'une des seules différences par rapport au début de l'histoire reste d'ordre géographique : finis les endroits auvergnats reculés et bonjour les caves parisiennes. Et puis, les garçons ont aussi décidé d'abandonner l'anglais au profit du français. Capables de tout et n'ayant peur de rien, même de changer de nom en cours d'interview au profit de Cracbooms, notre “joujou extra” se lancera dans une aventure au début de l'année prochaine qui consistera à donner  30 concerts en 30 jours sur la Capitale. Peut être même qu'ils réussiront alors à vous expliquer pourquoi un public féminin, c'est tellement mieux et compréhensif, ou qu'ils vous conteront leurs aventures avec un tourneur suisse, leur équivalent du Maharashi des Beatles. Vous l'aurez compris : ces gens-là sont capables de tout.