Ainsi donc, Cosmo Vitelli serait un artiste électronique. Et c'est vrai que sa signature sur Solid, l'un des fleurons de la "french touch", accréditait cette thèse. Que l'on s'empressera de qualifier de simpliste à l'écoute de Vidéo. Mais puisqu'avec ce farceur de Benjamin Boguet, les choses ne sont jamais simples, ce premier album n'en sera pas tout à fait un. Des neufs titres ici regroupés, on retrouvera donc quatre extraits des deux maxis déjà disponibles du bonhomme. C'est ainsi que J'Insiste, extrait du premier, peut donner une illusion house pour cette utilisation de rythmes et de filtres vaguement caractéristique. C'est moins évident pour l'excellent We Don't Need No Smurf Here, le morceau titre du second, emmené par une guitare acoustique et des voix guillerettes ou On Veut Faire De Moi De La Viande Hachée, petite pièce électro rigolote. Mais l'essentiel est ailleurs et peut être plus particulièrement dans deux nouvelles compositions qui augurent du potentiel incroyable de Cosmo Vitelli. Car avec Nazi Surfers Must Die formidable compromis entre disco down tempo, funk malade et électro destructuré ou ce Science Affliction rappé par Jalal Nuriddin des Last Poets qui rappelle le meilleur de Grandmaster Flash, Cosmo Vitelli s'affiche comme l'un des plus talentueux musiciens de cette jeune génération. Ce Vidéo mérite donc un arrêt sur image.