En kiosque actuellement Commander
Coldplay ou le groupe pas cool. Devenu la cible facile des railleries au fur et à mesure que ses chiffres de ventes s’envolaient, le quatuor n’en demeure pas moins une belle fabrique à tubes, avec ce supplément d’ambition qui le distingue de la concurrence. Que l’emballant Viva La Vida Or Death And All His Friends (2008) ait à ce point explosé les compteurs est un motif de réjouissance, le signe que l’époque tient son grand groupe pop fédérateur. Les intuitions de Brian Eno n’y sont pas pour rien, et cette collaboration justifie à elle seule la comparaison avec U2, autre groupe populaire et (autrefois) ambitieux. Hélas, son apport à Mylo Xyloto s’avère minime et laisse Coldplay légèrement en roue libre, au long d’un album inégal où les vieux défauts du groupe affleurent plus nettement : paroles parfois très faibles, ballades à l’intimisme un peu forcé.

Photobucket

En réalité, les Anglais sont absolument enthousiasmants et imbattables quand ils jouent sans complexe la carte d’une pop de stade aux sonorités hybrides : en s’appuyant sur des guitares et une rythmique effrénée, partiellement synthétique, Hurts Like Heaven s’inscrit dans une veine classique de la pop anglaise, légèrement modernisée. Au risque du mauvais goût, l’imparable Paradise sort les synthétiseurs, les cordes et le refrain à reprendre en chœur dans des endroits usuellement réservés aux sports collectifs. Mais ça fonctionne. Même constat pour Every Teardrop Is A Waterfall, et Charlie Brown, où percussions, claviers et guitares martèlent une mélodie affolante. Enfin, mention très spéciale au duo avec Rihanna, Princess Of China, rouleau compresseur vaguement R&B, parfaitement dans son temps. Et sinon, oui, la pochette est dégueulasse. On est d’accord.
Vincent Théval
MAGIC RPM  #158


1 réaction réagir

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser


ram - 06/01/2012 17:50
Vous avez oublié de citer leur morceau de bravoure qui clôt en beauté cet album inégal mais pas dégueu: "up with the birds"