Avec un tel
catalogue de références arty, le destin de Cold Cave et de son leader Wesley
Eisold ne peut se concrétiser que dans deux options : se réaliser comme un
projet brut, imaginatif et passionnant ou surpasser l'abondante concurrence en
devenant le poseur le plus téméraire de la côte Est des États-Unis. En effet,
il est difficilement concevable d'emprunter sa couverture au Cremaster
halluciné de Matthew Barney, de convier Caralee McElroy (Xiu Xiu), Dominick
Fernow (Prurient) ou le gratin de l'indie américain sans susciter une amère
déception.
Certes, Eisold n'en est pas à son à son coup d'essai : l'esprit perturbé de cet activiste musical et littéraire a déjà accouché d'une multitude de groupuscules radicaux nommés American Nightmare, Give Up The Ghost ou encore Some Girls. À travers sa structure dédiée aux arts protéiformes (littérature, poésie, graphisme et musique) nommée Heartworm Press, il a même publié cette année le magnifique Cremations, une collection de démos bruyantes, définitives et inspirées à l'image de l'anxiogène et brillant Sex Ads. Mais c'est bien avec ce Love Comes Close que le fou furieux touche-à-tout a le plus de chance de connaître les joies d'une reconnaissance méritée. Si ses tentatives de percer musicalement (à l'aide de trois phrases au plus) la psyché humaine restent aussi tenaces, la forme musicale est ici plus soignée et la plupart des titres peuvent être qualifiés de pop.
Une sacro-synth-pop-lo-fi et glaciale sous l'influence de Colin Newman, Suicide et Joy Division (le timbre de voix évoque celui de Curtis), volontiers répétitive et hypnotique (The Trees Grew Emotions And Died). L'intro du titre éponyme rappelle ainsi furieusement Goodbye Horses, dans une version qui siérait aussi idéalement au Silence Des Agneaux que le titre de Q. Lazzarus. Si quelques morceaux sont plus doux et dansants (Life Magazine, Youth And Lust), on conseillera aux âmes sensibles la plus grande prudence. Car tenir compagnie au schizophrénique Cold Cave (Heaven Was Full, Hello Rats), c'est parfois comme se retrouver au fond d'un puits en attendant qu'un tueur en série ne vienne vous peler…
Certes, Eisold n'en est pas à son à son coup d'essai : l'esprit perturbé de cet activiste musical et littéraire a déjà accouché d'une multitude de groupuscules radicaux nommés American Nightmare, Give Up The Ghost ou encore Some Girls. À travers sa structure dédiée aux arts protéiformes (littérature, poésie, graphisme et musique) nommée Heartworm Press, il a même publié cette année le magnifique Cremations, une collection de démos bruyantes, définitives et inspirées à l'image de l'anxiogène et brillant Sex Ads. Mais c'est bien avec ce Love Comes Close que le fou furieux touche-à-tout a le plus de chance de connaître les joies d'une reconnaissance méritée. Si ses tentatives de percer musicalement (à l'aide de trois phrases au plus) la psyché humaine restent aussi tenaces, la forme musicale est ici plus soignée et la plupart des titres peuvent être qualifiés de pop.
Une sacro-synth-pop-lo-fi et glaciale sous l'influence de Colin Newman, Suicide et Joy Division (le timbre de voix évoque celui de Curtis), volontiers répétitive et hypnotique (The Trees Grew Emotions And Died). L'intro du titre éponyme rappelle ainsi furieusement Goodbye Horses, dans une version qui siérait aussi idéalement au Silence Des Agneaux que le titre de Q. Lazzarus. Si quelques morceaux sont plus doux et dansants (Life Magazine, Youth And Lust), on conseillera aux âmes sensibles la plus grande prudence. Car tenir compagnie au schizophrénique Cold Cave (Heaven Was Full, Hello Rats), c'est parfois comme se retrouver au fond d'un puits en attendant qu'un tueur en série ne vienne vous peler…