En pop, comme en géographie et en politique, la roche Tarpéienne n'est
jamais très éloignée du Capitole, à Rome. Après avoir chanté les louanges de Love Comes Close (2009), le premier
album de Cold Cave et s'être réjoui de God Blesses Us, Mother Dresses Us, l'excellente
compilation (récemment rééditée et agrémentée d'inédits par la structure
Heartworm Press) signée Ye Olde Maids, on pouvait légitimement penser que Wes
Eisold faisait partie de cette très rare caste de musiciens, qui, tel John
Maus, ne déçoivent jamais. La première écoute de Cherish The Light Years contredit
immédiatement (et sans appel) ce jugement. Ici encore, il faut distinguer les
intentions et leurs réalisations.
Cherish The Light Years, qui a été conçu comme un hommage à la Grosse Pomme sous fond d'influences new-wave aux accents britanniques (on retrouve Joy Division, The Cure et Depeche Mode sous forme de gimmicks détestables), témoigne de la légère panne d'inspiration de son auteur. Pire encore, le choix fâcheux d'une production tapageuse et dopée aux amphétamines irrite et confine au grotesque. À entendre Wes Eisold s'égosiller et brasser de l'air de la sorte, on réalise à quel point il s'est éloigné du génie de Colin Newman pour évoquer le pire de The Faint et sa totale absence de finesse. Avec la plus grande des indulgences, on recommandera toutefois Confetti (surtout pour son introduction) et Catacombs, les deux seuls titres qui permettent de sauver le disque du naufrage complet. Mais autant passer son chemin car il n’y a rien (ou si peu) à ressentir ici.
Cherish The Light Years, qui a été conçu comme un hommage à la Grosse Pomme sous fond d'influences new-wave aux accents britanniques (on retrouve Joy Division, The Cure et Depeche Mode sous forme de gimmicks détestables), témoigne de la légère panne d'inspiration de son auteur. Pire encore, le choix fâcheux d'une production tapageuse et dopée aux amphétamines irrite et confine au grotesque. À entendre Wes Eisold s'égosiller et brasser de l'air de la sorte, on réalise à quel point il s'est éloigné du génie de Colin Newman pour évoquer le pire de The Faint et sa totale absence de finesse. Avec la plus grande des indulgences, on recommandera toutefois Confetti (surtout pour son introduction) et Catacombs, les deux seuls titres qui permettent de sauver le disque du naufrage complet. Mais autant passer son chemin car il n’y a rien (ou si peu) à ressentir ici.