En 2011, Class Actress livre son premier album, Rapprocher,
au titre aussi francophile que Caroline Polachek. Car c'est dans le sillage de
la sémillante meneuse de Chairlift qu'Elizabeth Harper s'est fait un nom –
elles appartiennent aussi à la joyeuse troupe de Girl Crisis. Enfin, car la
New-Yorkaise avait déjà tenté l'expérience, seule et sous son état-civil, en
2005. Éditée par l'honorable structure britannique Angular Recordings, cette
poignée de chansons boisées nées sous le saint patronage des Smiths et d'une
certaine école de la pop anglaise. Ces influences nourrissent encore Journal
Of Ardency (2009), le premier EP de Class Actress, né de sa rencontre avec Mark Richardson
et Scott Rosenthal. Le trio autorisait tous les espoirs, en mêlant cette pop
candide à une electro héritée de The Human League et New Order – pour le dire
vite.
On pouvait dès lors espérer d'Elizabeth Harper et ses complices le même brouillard évanescent et dance soufflé par Goldfrapp. Ou encore une electro pop adulte façon Sarah Cracknell (Lipslide, 1997). Hélas, elle perd en chemin presque tout ce qui faisait le charme de cet EP. Sans rejeter ce partis-pris du tout-synthétique, on regrette l'absence de chanson mémorable. Sur des tempi plutôt lents, se suivent et se ressemblent des lignes de synthés au diapason de minauderies et d'envolées vocales brisées, qui inondent sans toucher. On sauve tout de même l'élégiaque Let Me In et le bien nommé Bienvenue, qui allie la basse de Peter Hook à une rythmique pétaradante, pas loin de Electronic Renaissance par Belle And Sebastian. Une bouffée d'air… bienvenue, dans un disque sans véritable fond et dénué d'âme, à peu près aussi indispensable que les œuvres complètes de Little Boots et La Roux.
On pouvait dès lors espérer d'Elizabeth Harper et ses complices le même brouillard évanescent et dance soufflé par Goldfrapp. Ou encore une electro pop adulte façon Sarah Cracknell (Lipslide, 1997). Hélas, elle perd en chemin presque tout ce qui faisait le charme de cet EP. Sans rejeter ce partis-pris du tout-synthétique, on regrette l'absence de chanson mémorable. Sur des tempi plutôt lents, se suivent et se ressemblent des lignes de synthés au diapason de minauderies et d'envolées vocales brisées, qui inondent sans toucher. On sauve tout de même l'élégiaque Let Me In et le bien nommé Bienvenue, qui allie la basse de Peter Hook à une rythmique pétaradante, pas loin de Electronic Renaissance par Belle And Sebastian. Une bouffée d'air… bienvenue, dans un disque sans véritable fond et dénué d'âme, à peu près aussi indispensable que les œuvres complètes de Little Boots et La Roux.
