Si
certains ne se sont pas encore remis de la disparition tragique d’Elliott
Smith, d’autres piochent déjà allègrement dans l’héritage. C’est le cas de
Chris Garneau, ci-devant post- adolescent fragile au joli minois et à la moue
boudeuse qui, recroquevillé sur son piano et une patate chaude dans la bouche,
égrène les sempiternels accords plaqués de pop tristounette et reprend, en fin
de course, le fameux Between The Bars.
Si le début de Music For Tourists est
aussi plaisant qu’un parfum d’ambiance de luxe, la suite s’avère tellement
coincée dans un même registre nunuche que l’on peut sans problème faire la
vaisselle, passer l’aspirateur ou arroser les jardinières, on n’aura pas
l’impression d’avoir manqué grand chose.