Pour son deuxième essai au long cours, le groupe Chicros a
imaginé un concept album, en l’enregistrant modestement sur un quatre-pistes. Radio
Transmission retrace un voyage aléatoire sur les ondes radiophoniques où,
par chance, on n’atterrirait jamais au beau milieu d’une chanson. Une idée à
contre-courant des playlists thématiques type Deezer.com et des bandes
(rivales) FM de Grand Theft Auto.
On pense immédiatement à Ween, dont la réputation à voler d’un genre à l’autre
n’est plus à faire. Chicros se soucie des détails, insère de faux Dj’s
annonçant les titres (mention spéciale à la station Radio Depressed,
dont le présentateur neurasthénique ressuscite le débit monotone de John Peel)
et brouille les fréquences : la chanson-titre en ouverture est construite
sur un motif de guitare qui reprend le son caractéristique de la fin de la
bande FM (un peu comme Looper qui utilisait le son des vieilles connections Web
pour Modern Song), et s’impose comme une jolie composition pop.
Dommage que le reste de l’album soit plus hasardeux. Bien sûr, le talent du quatuor mené par la paire Philippe Monthaye-Mathieu Warsky n’est jamais pris en défaut : tous clavecins dehors, Negrita lorgne vers The Kinks tandis que Where I’m From nous invite au saloon. Ailleurs, Straight A’s, originellement braillée par The Dead Kennedys, est remaquillée au talk over sur un fond de teint electro pop. La formation francilienne se lance dans des acrobaties vocales dignes de The Cascades (Why?), avant de se voir rejoindre par Brisa Roché le temps de Without You, charmante chanson bucolique. Mais l’entreprise, aussi originale soit-elle, montre rapidement ses limites.
Du pastiche à la parodie, il n’y a parfois qu’un pas, et les Chicros trébuchent au cours d’une tentative hip hop en forme de flop (Big Daddy Pimp Jr). Enfin, les traits d’humour (la station cul bénie Radio Jesus) n’amusent qu’une… fois. En embrassant tous les genres, Chicros étale un indéniable savoir-faire, mais ne se révèle finalement jamais. Plutôt réussi et surprenant à la découverte, Radio Transmission passe très difficilement le cap des écoutes suivantes. La magie du direct a disparu.
Dommage que le reste de l’album soit plus hasardeux. Bien sûr, le talent du quatuor mené par la paire Philippe Monthaye-Mathieu Warsky n’est jamais pris en défaut : tous clavecins dehors, Negrita lorgne vers The Kinks tandis que Where I’m From nous invite au saloon. Ailleurs, Straight A’s, originellement braillée par The Dead Kennedys, est remaquillée au talk over sur un fond de teint electro pop. La formation francilienne se lance dans des acrobaties vocales dignes de The Cascades (Why?), avant de se voir rejoindre par Brisa Roché le temps de Without You, charmante chanson bucolique. Mais l’entreprise, aussi originale soit-elle, montre rapidement ses limites.
Du pastiche à la parodie, il n’y a parfois qu’un pas, et les Chicros trébuchent au cours d’une tentative hip hop en forme de flop (Big Daddy Pimp Jr). Enfin, les traits d’humour (la station cul bénie Radio Jesus) n’amusent qu’une… fois. En embrassant tous les genres, Chicros étale un indéniable savoir-faire, mais ne se révèle finalement jamais. Plutôt réussi et surprenant à la découverte, Radio Transmission passe très difficilement le cap des écoutes suivantes. La magie du direct a disparu.