À l’heure d’embarquer pour une seconde virée
sur notre télésiège préféré – désormais à deux place, le guitariste Aaron
Pfenning ayant quitté l’aventure pour fonder Rewards –, on est vite saisi par
la vue panoramique du paysage. Trois ans après le très beau Does You Inspire You (2009),
l’envoûtante Caroline Polachek et Patrick Wimberly passent à la vitesse
supérieure avec Something : ici
tout semble plus abouti, mieux écrit et surtout agencé avec soin, dans les moindres
détails. Manifestement, la présence aux manettes de Dan Carey (Franz Ferdinand,
Hot Chip, Kylie Minogue) sur l'ensemble du LP et Alan Moulder (Depeche Mode) sur deux titres semble
le bon choix pour Chairlift qui, recentré sur les claviers qui les ont portés
aux plus hautes altitudes (Bruises, hymne consacré du plus petit baladeur
du globe), publie un disque varié mais toujours cohérent – unité de son et de
la forme, sans les écarts new age des débuts –, où minimalisme rime avec
onirisme et ambiance vaporeuse avec mélodie accrocheuse.
Qu’il prône l’amour en apesanteur (Turning) ou invite à danser sous codéine (imparable single Amanaemonesia, qui nous hante depuis l’été dernier), le duo américain le plus sexy du moment plane désormais bien au-dessus de la concurrence. À la fois Feist synthétique (Ghost Tonight, LE sommet du disque) et Kim Wilde déniaisée (Met Before), Caroline Polachek garde de son rôle au sein de Girl Crisis – et leurs reprises de Wicked Game et Smooth Operator – une aisance vocale sidérante, comme en témoignent Sidewalk Safari, Frigid Spring ou Cool As Fire. Et si Patrick Wimberly rappelle avec Guilty As Charged qu’une simple ligne de basse suffit parfois à nous emmener au paradis, c’est Something dans son ensemble qui, telle une formidable machine à remonter le temps, se réapproprie la pop synthétique la plus sensuelle des années 80 (Take It Out On Me, I Belong In Your Arms), l’électronique en sus. La géniale Caroline Polachek, trop jeune pour être animée d’un quelconque sentiment de nostalgie, parvient finalement à réconcilier les plus revêches indie kids aux hits-parades de leur prime jeunesse : saisissant.
Qu’il prône l’amour en apesanteur (Turning) ou invite à danser sous codéine (imparable single Amanaemonesia, qui nous hante depuis l’été dernier), le duo américain le plus sexy du moment plane désormais bien au-dessus de la concurrence. À la fois Feist synthétique (Ghost Tonight, LE sommet du disque) et Kim Wilde déniaisée (Met Before), Caroline Polachek garde de son rôle au sein de Girl Crisis – et leurs reprises de Wicked Game et Smooth Operator – une aisance vocale sidérante, comme en témoignent Sidewalk Safari, Frigid Spring ou Cool As Fire. Et si Patrick Wimberly rappelle avec Guilty As Charged qu’une simple ligne de basse suffit parfois à nous emmener au paradis, c’est Something dans son ensemble qui, telle une formidable machine à remonter le temps, se réapproprie la pop synthétique la plus sensuelle des années 80 (Take It Out On Me, I Belong In Your Arms), l’électronique en sus. La géniale Caroline Polachek, trop jeune pour être animée d’un quelconque sentiment de nostalgie, parvient finalement à réconcilier les plus revêches indie kids aux hits-parades de leur prime jeunesse : saisissant.
