Si Owen Ashworth n'avait pas quitté prématurément la fac de cinéma, il aurait certainement tourné des films intimistes mal fagotés, où il serait principalement question des errances de la postadolescence. Avec sa voix de lendemain de cuite et ses synthés enrhumés, on n'avait pu résister au charme discret de Casiotone For The Painfully Alone et de ses chansons microscopiques. Dans l'exacte continuité des précédents Pocket Symphonies For Lonesome Subway Cars et Answering Machine Music, ce troisième album souffre d'un certain sur place et frise la pose lo-fi. Toutefois, s'il perd en puissance d'évocation à force de rabâcher un discours immuable, Twinkle Echo trouvera toujours quelque résonance en chacun de nous.