Alors ça y est, Camera
Obscura a réussi à percer dans le milieu. Un album acclamé en Europe comme en Amérique, une tournée
internationale qui n'en finit pas, une Sans
Piles Session épatante, des apparitions sur les plateaux de télé
américains... L'orchestre carillonne à tous crins, désormais. Leur tout récent passage par les scènes de France étaient l'occase idéale pour leur présenter notre questionnaire Carnet de route, où les artistes embringués dans l'enfer d'une tournée sont sommés de répondre à quelques questions intrusives. Les Écossais répondent à tour de rôle avec un flegme drolatique.
[Propos recueillis par Michael J. Fox].
- Quelle heure est-il ? Où vous trouvez-vous actuellement ?
Gavin Dunbar (bassiste) : Il est 19h09. Je suis dans les loges du club 59:1 à Munich.
- Comment s'est passé le concert de la veille ?
C’était repos hier soir, mais la nuit d’avant on jouait à Vienne. C’était très amusant, notre première fois en Autriche, et le public était bon enfant.
- À votre avis, le concert de ce soir sera-t-il meilleur ou moins bon ?
C’est aussi notre première fois à Munich, alors on va prendre beaucoup de plaisir je pense. C’est une salle assez intime, alors ça devrait être agréable.
- Êtes-vous fier de vos performances ?
Absolument, je crois qu’on est super au taquet sur cette tournée, et ça s’entend. Plus nous jouons, plus nous devenons précis et meilleurs. Du coup, avec six concerts par semaine depuis le début de la tournée, on est sacrément rodés.
- Êtes-vous fier de votre public ?
Kenny McKeeve (guitare) : Je dirais d’abord que nous lui sommes très reconnaissants, mais c’est vrai que nous sommes fiers de son goût exemplaire.
- Utilisez-vous des expédients pour vaincre le trac avant un concert ?
Respirer, s’étirer, écouter de la musique, dormir, regarder des clips débiles sur Youtube, et éviter tout ce qui peut provoquer des crises de panique ou de confiance. Si rien de tout ça ne fonctionne, l’alcool est la meilleure solution de repli.
- Utilisez-vous des expédients pour vaincre la fatigue après un concert ?
Voir réponse précédente (sauf pour l’alcool). Mais je recommande en plus le coup de fil à un ami, une bonne tisane, des vitamines et beaucoup d’eau.
- Parmi les personnes qui vous accompagnent, laquelle est la plus conciliante ?
Bon, dire que c’est moi serait vaniteux, n’est-ce pas ? Nous voyageons avec une équipe réduite mais très serviable, qui prend soin de tout. Pour ce qui est du groupe, nous nous connaissons depuis assez longtemps pour laisser à chacun la liberté qu’il souhaite. Ou à peu près.
- Parmi les personnes qui vous accompagnent, laquelle est la plus querelleuse ?
Lee Thomson (batterie) : J’aime bien penser que nous sommes tous des combattants, chacun à notre façon. Par exemple, je viens juste de me battre avec un rhume là, et j’ai gagné !
- Quel objet vous manque le plus actuellement ?
Je ne pense pas que ma petite copine serait heureuse d’être qualifiée d’objet, alors je dirais mon chat. Il n'a presque plus de poils en plus.
- Quelle être vous manque le plus actuellement ?
Regarde là-haut… Mais non, pas le chat, idiot du village ! Ma copine, évidemment.
- Avez-vous rencontré beaucoup de personnes estimables sur vous route ?
Beaucoup de nos fans, un peu comme nous d’ailleurs, commencent à atteindre un âge avancé. Alors, on ne peut pas être vieux et ne PAS être respectable, n’est-ce pas ? Oui, nous avons rencontré beaucoup de personnes et d’animaux qui en valent la peine. Je me rappelle de ce toutou qui faisait le barman dans une salle quelque part en Angleterre.
- Avez-vous rencontré beaucoup de personnes détestables sur votre route ?
Carey Lander (piano) : Bon, à l’occasion, notre chauffeur monte un peu dans les tours pour des broutilles, mais c’est plus de la colère rentrée qu’une véritable haine de son prochain. Et puis, comme on bourlingue pas mal en Europe, la plupart du temps, je ne comprends rien à ce qu’on me raconte, alors je passe peut-être à côté d’ennemis potentiels. Je vis au jour le jour avec cette sensation diffuse de paranoïa qui m’habite.
- Quelle célébrité aimeriez-vous croiser sur votre route ?
J’aimerais bien serrer la pince à David Mitchell, même si c’est peu probable. Je ne le vois pas traîner ses guêtres dans les bouges miteux de Munich, et même s’il le faisait, je l’aimerais beaucoup moins du coup.
- Quelle célébrité détesteriez-vous croiser sur votre route ?
Je serais vraiment déçu que Bono vienne nous voir. Ça gâcherait toute la tournée.
- Quelles sont les chansons ou les albums qui vous accompagnent ?
Il y a deux ou trois trucs qui traînent dans mon iPod. Sur la route, j’ai aussi acheté le EP de reprises de George Harrison par Jim James, deux albums de Beach House, et le nouveau disque de Richard Hawley via les voies modernes du téléchargement.
- Si vous ne deviez retenir qu'un seul instant de la tournée, quel serait-il ?
Tracyanne Campbell (chanteuse) : À Aarhus au Danemark, un fan surexcité est monté sur scène et a commencé à s’agiter devant moi. J’ai d’abord cru que ça allait être un grand moment de communion, mais notre ingénieur du son Jim et notre tour manager Stevie ont viré le type aussi sec, de sorte qu’il n’a pas pu s’exprimer pleinement.
- Avez-vous hâte de rentrer ?
Non, je serai toute triste de dire au revoir à l’Europe, mais je serai aussi heureuse de retrouver Glasgow pour quelques jours.
- Quelle est la première chose que vous ferez une fois rentré ?
J’irai à Mother India, mon restaurant indien favori, et je mangerai à m’en éclater la panse. C’est un rituel que je suis avec d’autres membres du groupe. La nourriture de Mother India nous manque toujours lorsque nous sommes loin de chez nous.
[Propos recueillis par Michael J. Fox].
- Quelle heure est-il ? Où vous trouvez-vous actuellement ?
Gavin Dunbar (bassiste) : Il est 19h09. Je suis dans les loges du club 59:1 à Munich.
- Comment s'est passé le concert de la veille ?
C’était repos hier soir, mais la nuit d’avant on jouait à Vienne. C’était très amusant, notre première fois en Autriche, et le public était bon enfant.
- À votre avis, le concert de ce soir sera-t-il meilleur ou moins bon ?
C’est aussi notre première fois à Munich, alors on va prendre beaucoup de plaisir je pense. C’est une salle assez intime, alors ça devrait être agréable.
- Êtes-vous fier de vos performances ?
Absolument, je crois qu’on est super au taquet sur cette tournée, et ça s’entend. Plus nous jouons, plus nous devenons précis et meilleurs. Du coup, avec six concerts par semaine depuis le début de la tournée, on est sacrément rodés.
- Êtes-vous fier de votre public ?
Kenny McKeeve (guitare) : Je dirais d’abord que nous lui sommes très reconnaissants, mais c’est vrai que nous sommes fiers de son goût exemplaire.
- Utilisez-vous des expédients pour vaincre le trac avant un concert ?
Respirer, s’étirer, écouter de la musique, dormir, regarder des clips débiles sur Youtube, et éviter tout ce qui peut provoquer des crises de panique ou de confiance. Si rien de tout ça ne fonctionne, l’alcool est la meilleure solution de repli.
- Utilisez-vous des expédients pour vaincre la fatigue après un concert ?
Voir réponse précédente (sauf pour l’alcool). Mais je recommande en plus le coup de fil à un ami, une bonne tisane, des vitamines et beaucoup d’eau.
- Parmi les personnes qui vous accompagnent, laquelle est la plus conciliante ?
Bon, dire que c’est moi serait vaniteux, n’est-ce pas ? Nous voyageons avec une équipe réduite mais très serviable, qui prend soin de tout. Pour ce qui est du groupe, nous nous connaissons depuis assez longtemps pour laisser à chacun la liberté qu’il souhaite. Ou à peu près.
- Parmi les personnes qui vous accompagnent, laquelle est la plus querelleuse ?
Lee Thomson (batterie) : J’aime bien penser que nous sommes tous des combattants, chacun à notre façon. Par exemple, je viens juste de me battre avec un rhume là, et j’ai gagné !
- Quel objet vous manque le plus actuellement ?
Je ne pense pas que ma petite copine serait heureuse d’être qualifiée d’objet, alors je dirais mon chat. Il n'a presque plus de poils en plus.
- Quelle être vous manque le plus actuellement ?
Regarde là-haut… Mais non, pas le chat, idiot du village ! Ma copine, évidemment.
- Avez-vous rencontré beaucoup de personnes estimables sur vous route ?
Beaucoup de nos fans, un peu comme nous d’ailleurs, commencent à atteindre un âge avancé. Alors, on ne peut pas être vieux et ne PAS être respectable, n’est-ce pas ? Oui, nous avons rencontré beaucoup de personnes et d’animaux qui en valent la peine. Je me rappelle de ce toutou qui faisait le barman dans une salle quelque part en Angleterre.
- Avez-vous rencontré beaucoup de personnes détestables sur votre route ?
Carey Lander (piano) : Bon, à l’occasion, notre chauffeur monte un peu dans les tours pour des broutilles, mais c’est plus de la colère rentrée qu’une véritable haine de son prochain. Et puis, comme on bourlingue pas mal en Europe, la plupart du temps, je ne comprends rien à ce qu’on me raconte, alors je passe peut-être à côté d’ennemis potentiels. Je vis au jour le jour avec cette sensation diffuse de paranoïa qui m’habite.
- Quelle célébrité aimeriez-vous croiser sur votre route ?
J’aimerais bien serrer la pince à David Mitchell, même si c’est peu probable. Je ne le vois pas traîner ses guêtres dans les bouges miteux de Munich, et même s’il le faisait, je l’aimerais beaucoup moins du coup.
- Quelle célébrité détesteriez-vous croiser sur votre route ?
Je serais vraiment déçu que Bono vienne nous voir. Ça gâcherait toute la tournée.
- Quelles sont les chansons ou les albums qui vous accompagnent ?
Il y a deux ou trois trucs qui traînent dans mon iPod. Sur la route, j’ai aussi acheté le EP de reprises de George Harrison par Jim James, deux albums de Beach House, et le nouveau disque de Richard Hawley via les voies modernes du téléchargement.
- Si vous ne deviez retenir qu'un seul instant de la tournée, quel serait-il ?
Tracyanne Campbell (chanteuse) : À Aarhus au Danemark, un fan surexcité est monté sur scène et a commencé à s’agiter devant moi. J’ai d’abord cru que ça allait être un grand moment de communion, mais notre ingénieur du son Jim et notre tour manager Stevie ont viré le type aussi sec, de sorte qu’il n’a pas pu s’exprimer pleinement.
- Avez-vous hâte de rentrer ?
Non, je serai toute triste de dire au revoir à l’Europe, mais je serai aussi heureuse de retrouver Glasgow pour quelques jours.
- Quelle est la première chose que vous ferez une fois rentré ?
J’irai à Mother India, mon restaurant indien favori, et je mangerai à m’en éclater la panse. C’est un rituel que je suis avec d’autres membres du groupe. La nourriture de Mother India nous manque toujours lorsque nous sommes loin de chez nous.