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Spoke
archive mag novembre 1997
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Comment voulez-vous que des gens qui ont formé la section rythmique des Giant Sand, des Friends Of Dean Martinez, de OP8 ou de Vic Chesnutt ne sorte pas un album où l'Amérique respire une authentique chaleur humaine, ce qu'est la véritable musique populaire américaine ? Déjà sortie en vinyle sur l'obscur label allemand Haus Musik, la musique de Calexico bénéficie d'une sortie "planétaire" grâce aux bons samaritains de Touch&Go via le sous-label Quarterstick. Si vous aimez les atmosphères à la Ennio Morricone, le folk country mélancolique et les Mariachis, précipitez-vous sur ce disque car c'est le genre de perle qui sera introuvable d'ici quelques mois, si ce n'est déjà le cas. Inévitablement, on pense au premier album de Palace, à cette façon de provoquer ces images des grandes étendues de l'Ouest. Mais, Louisville n'est pas Tucson et Joey Burns et John Convertino savent mieux que Will Oldham ce qu'est l'Arizona. Ces profonds désirs qu'elle inspire et cette frustation aussi, quand la ville se fait trop proche. Mélangeant toute sorte d'instruments plus extraordinaires les uns que les autres et enregistré comme s'ils jouaient devant le pas de votre porte, Calexico se nourrit de la poussière du désert, d'univers à la Steinbeck, illuminé par une vielle lampe à pétrole qui ne marche que lorsque ça lui chante : vous avez de la chance, elle vient juste de s'allumer.
Philippe Morrison
article extrait de :
MAGIC RPM #17
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