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Garden Ruin

archive mag avril 2006
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Après une fructueuse collaboration avec Iron & Wine (In The Reins), et probablement au vu du succès de Sufjan Stevens, Calexico s'est mué en véritable groupe de pop, en ce sens qu'il a laissé tomber les instrumentaux mariachis pour ne composer que des chansons. Avec plus ou moins de succès. Car si Garden Ruin n'a à peu près rien à voir avec leurs précédents disques, Joey Burns, John Convertino et leurs acolytes (dont Paul Nichaus, le pedal steel de Lambchop) semblent prêts à tout pour étonner leur petit monde. Ainsi, si Cruel est une ballade à frissonner, Lucky Dime une excursion caressante vers la soul ou Smash une merveille de simple délicatesse, une bonne partie de l'album a le malheur de sonner terriblement mièvre (Yours And Mine, Bisbee Blue, Nom De Plume), voire... comme du Manu Chao (Roka (Danza De La Muerte)). Méconnaissable, Calexico se mue même en pure entité rock sur le très Them Letter To Bowie Knife ou l'improbable All Systems Red, décharge d'électricité dont on ne les pensait pas capables. Un groupe tout neuf, donc, mais qui s'est aventuré bien loin du désert de Tucson et de sa rude simplicité.

GILLES DUHEM

magazine num 99 article extrait de :
MAGIC RPM #99


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