Au
départ, il y a ce magnifique objet, tellement beau qu’il donne envie
d’être fan : un coffret de douze vinyles, regroupant le matériel inédit
proposé par Calexico au fil des ans sur des disques vendus uniquement lors de
ses concerts. Comme son titre l’indique, Selection
From Road Atlas 1998-2011 compile quelques pépites amoureusement choisies
parmi ces enregistrements par Joey Burns
et John Convertino en personne. L’ensemble dessine l’itinéraire bis d’une
discographie passionnante, impossible à réduire à l’exotique folklore mariachi
qui fit la gloire du groupe à la fin des années 90. Si un peu de la poussière
âcre de l’Arizona recouvre chacun de ces seize morceaux d’Amérique, la variété
des paysages et la tranquillité avec laquelle le groupe les croque laissent
rêveur.
De ballades folk (Half A Smidge ou Gift X-Change, merveilleusement arrangée) en denses élans rock (Lost In Space a une gueule de Pixies sudistes), d’instrumentaux à l’allant très jazz (Entrenandos A Los Tigres) en bouts de western spaghetti (Glowing Heart Of The World), Calexico déploie des trésors de délicatesse. L’intelligence et la richesse des orchestrations est saisissante, particulièrement quand elle accompagne de grandes chansons comme Crystal Frontier, dont la version originale ici proposée est portée par une rythmique et des guitares élégamment dynamiques, ou la berceuse traditionnelle All The Pretty Horses, livrée dans une version à tomber par terre, ample et grave comme un roman de Cormac McCarthy. De quoi attendre que Calexico reprenne la route.
De ballades folk (Half A Smidge ou Gift X-Change, merveilleusement arrangée) en denses élans rock (Lost In Space a une gueule de Pixies sudistes), d’instrumentaux à l’allant très jazz (Entrenandos A Los Tigres) en bouts de western spaghetti (Glowing Heart Of The World), Calexico déploie des trésors de délicatesse. L’intelligence et la richesse des orchestrations est saisissante, particulièrement quand elle accompagne de grandes chansons comme Crystal Frontier, dont la version originale ici proposée est portée par une rythmique et des guitares élégamment dynamiques, ou la berceuse traditionnelle All The Pretty Horses, livrée dans une version à tomber par terre, ample et grave comme un roman de Cormac McCarthy. De quoi attendre que Calexico reprenne la route.
