“Julien Pras chante comme Elliott Smith”. Le leader de Calc préfèrerait sûrement
être aveugle plutôt que de voir une énième fois rabâchée sur papier cette
vérité sempiternelle qui fait maintenant office de tarte à la crème. Le mal
étant encore fait, osons aller plus loin en affirmant que l’organe olympien de
Julien peut être le plus bel argument, mais aussi le pire ennemi de la musique
qu’il survole. Dance Of The Nerve
prouve ainsi que lorsque la pop au traditionalisme majestueux de Calc se
déploie, cette voix enluminée dévoile une étonnante propension à la vampiriser
et déclenche sur la longueur une étrange overdose de préciosité. Évidemment,
ici (Old Enemies, tirade passionnelle
à la justesse explosive) et là (Bad Actor
et ses accords gorgés de lumière), l’orfèvrerie s’épanouit toujours à ciel et à
cœur ouverts.
Mais le potentiel aérien d’un chant surexposé et emmitouflée dans une production trop lisse (due au dispensable Axe Riverboy) aliène souvent la portée affective de compositions dont le raffinement extrême finit par confiner au lénifiant, là où elles se voulaient plus fureteuses qu’à l’accoutumée. Même si ce disque n’en restera donc pas la pierre angulaire (contrairement à Any Downs At All en 2002, ou aux tours de magie successifs Twelve Steps To Whatever et Real To Reel en 2005), gageons que l’édifice de cristal construit patiemment par le Bordelais Julien Pras n’est en rien menacé d’effondrement. Car quoi qu’il arrive, en son sein si fragile, se reflèteront toujours les éclairs de douleur et résonneront éternellement les stridences d’espoir déjà gravés par l’éminent songwriter.
Mais le potentiel aérien d’un chant surexposé et emmitouflée dans une production trop lisse (due au dispensable Axe Riverboy) aliène souvent la portée affective de compositions dont le raffinement extrême finit par confiner au lénifiant, là où elles se voulaient plus fureteuses qu’à l’accoutumée. Même si ce disque n’en restera donc pas la pierre angulaire (contrairement à Any Downs At All en 2002, ou aux tours de magie successifs Twelve Steps To Whatever et Real To Reel en 2005), gageons que l’édifice de cristal construit patiemment par le Bordelais Julien Pras n’est en rien menacé d’effondrement. Car quoi qu’il arrive, en son sein si fragile, se reflèteront toujours les éclairs de douleur et résonneront éternellement les stridences d’espoir déjà gravés par l’éminent songwriter.