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Roadkill Overcoat de Busdriver

chronique d'album
Busdriver est le genre d'artiste dont on se plairait volontiers à vanter les disques. Vieux routier de la scène hip hop underground américaine, malgré sa discographie assez réduite, le Californien semble toujours trouver des idées assez excitantes pour que l'on aille y jeter une oreille curieuse. De sa collaboration pour le moins surprenante avec les gourous du rap intello (Daedalus et Radioinactive sur The Weather, en 2003), en passant par son disque jazzy (Cosmic Cleavage, en 2004), le Mc intriguait, à défaut de convaincre totalement. Roadkill Overcoat est du même acabit, même s'il surprend moins. Les meilleurs moments sont ceux où le garçon s'essaye curieusement bien au chant (Sun Shower, comptine electro pop à la Depeche Mode aux effluves alcoolisés, ou encore Go Slow, une rêverie menaçante comme en alignait Tricky à ses débuts). En comparaison, le reste paraît bien fade, entre hip hop trop franc du collier et approche plus laid-back héritée des Freestyle Fellowship, l'ex-groupe d'Aceyalone qui lui donna sa chance à ses débuts. Un album en demi-teinte, donc.
Laurent Maréchal
MAGIC RPM  #109


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