On ne sait trop
de quoi veut s’amender le collectif canadien en intitulant son nouvel album de
la sorte. Peut-être de nous avoir fait patienter un peu trop longtemps depuis
leur dernière livraison pantagruélique, l’éponyme et bavard Broken Social Scene (2005). Ou de s’être
dispersé pendant ces années d’absence en une myriade de projets parallèles,
comme sur la série Broken Social Scene
Presents où les deux leaders historiques, Brendan Canning et Kevin Drew,
s’essayaient avec panache à la vraie fausse escapade en solitaire. Sans oublier
Andrew Whiteman et ses excellents Apostle Of Hustle qui ont fini par se
désintégrer en plein vol, faute d’inspiration. La folle alchimie qui était à l’œuvre
sur le génial You Forgot It In People
(2002), permettait de concilier rock épique et feux d’artifices pop, comme si
une fanfare post-hippie jouait des reprises de Sonic Youth et du Steve Miller
Band. C’était aussi l’époque où l’on découvrait, au milieu de cette association
de bienfaiteurs, l’extraordinaire prestance musicale de Leslie Feist qui
n’allait pas tarder à sortir du lot pour se faire un nom.
Mal employée, cette dernière est quasiment absente de ce Forgiveness Rock Record à qui l’on n’aura du mal à pardonner une telle goujaterie. Mais ce qui déçoit le plus après l’écoute fastidieuse de ces quatorze titres forcément trop gourmands (exception faite du beau voyage lunaire de Chase Scene), c’est bien le cruel déficit d’idées marquantes, de titres phares. À trop avoir fait la girouette au cours des dernières années, Broken Social Scene se retrouve au bout du rouleau. Même les cuivres n’y croient plus et s’élancent désormais à l’aveuglette, par pur automatisme. Pourtant, Brendan et Kevin prônent toujours l’ouverture et le travail collectif, pour preuve les présences de nouveaux arrivants comme John McEntire, Sam Prekop ou Scott Kannberg de Pavement. Avec un casting renouvelé aussi prestigieux, l’échec n’en est que plus cuisant.
Mal employée, cette dernière est quasiment absente de ce Forgiveness Rock Record à qui l’on n’aura du mal à pardonner une telle goujaterie. Mais ce qui déçoit le plus après l’écoute fastidieuse de ces quatorze titres forcément trop gourmands (exception faite du beau voyage lunaire de Chase Scene), c’est bien le cruel déficit d’idées marquantes, de titres phares. À trop avoir fait la girouette au cours des dernières années, Broken Social Scene se retrouve au bout du rouleau. Même les cuivres n’y croient plus et s’élancent désormais à l’aveuglette, par pur automatisme. Pourtant, Brendan et Kevin prônent toujours l’ouverture et le travail collectif, pour preuve les présences de nouveaux arrivants comme John McEntire, Sam Prekop ou Scott Kannberg de Pavement. Avec un casting renouvelé aussi prestigieux, l’échec n’en est que plus cuisant.