Glitch
Tout auréolé d’un retour en bonne et due forme avec le satisfaisant Small Craft On A Milk Sea (2010), Brian Eno remet déjà le couvert pour une collaboration avec le poète Rick Holland. Si le chant semble être ici une préoccupation bien légitime, ne passons pas sous silence la mémoire de Another Day On Earth (2005), assez peu salué à l’époque et où le petit père de l’ambient était revenu, avec justesse, aux possibilités mesurées de son organe vocal.
Bless This Space
Malheureusement, ce n’est pas seulement la voix du prophète que l’on entendra ici, entourée d’un aréopage d’intervenants tentant de rivaliser dans la déclamation laborieuse de ces poèmes divers, entre l’hommage poussif à Kraftwerk (Glitch) et les simples tracés d’un génie du spectre (The Real). Alors, même si l’on goûte encore les recherches asymétriques d’un esprit supérieur, on n’est pas à l’abri d’une impression générale de très haute pénibilité. Car ces agencements vocaux sont trop souvent vains, pour ne pas dire complètement arty et chiants, pour qu’on s’y attache durablement. Drums Between The Bells sera également disponible dans une version instrumentale, sans doute plus appréciable que cet artefact dont l’aspect anecdotique n’appelle même pas l’adjectif “prétentieux”.
Pour It Out
Tout auréolé d’un retour en bonne et due forme avec le satisfaisant Small Craft On A Milk Sea (2010), Brian Eno remet déjà le couvert pour une collaboration avec le poète Rick Holland. Si le chant semble être ici une préoccupation bien légitime, ne passons pas sous silence la mémoire de Another Day On Earth (2005), assez peu salué à l’époque et où le petit père de l’ambient était revenu, avec justesse, aux possibilités mesurées de son organe vocal.
Bless This Space
Malheureusement, ce n’est pas seulement la voix du prophète que l’on entendra ici, entourée d’un aréopage d’intervenants tentant de rivaliser dans la déclamation laborieuse de ces poèmes divers, entre l’hommage poussif à Kraftwerk (Glitch) et les simples tracés d’un génie du spectre (The Real). Alors, même si l’on goûte encore les recherches asymétriques d’un esprit supérieur, on n’est pas à l’abri d’une impression générale de très haute pénibilité. Car ces agencements vocaux sont trop souvent vains, pour ne pas dire complètement arty et chiants, pour qu’on s’y attache durablement. Drums Between The Bells sera également disponible dans une version instrumentale, sans doute plus appréciable que cet artefact dont l’aspect anecdotique n’appelle même pas l’adjectif “prétentieux”.
Pour It Out
1 réaction réagir
C'est drôle, j'ai aussi chroniqué aujourd'hui cet album. Et j'en arrive peu ou prou aux mêmes conclusions. Du côté musical ça traine la patte, une sorte de caricature de Eno par lui-même, quelque chose de trop réfléchi et au final trop froid... Et la poésie de Rick Holland au final n'a plus grand intérêt, sinon rajouter une couche de "prétention", effectivement.