Jusqu’à la découverte de My Old, Familiar Friend,
il faut bien dire qu’on n’avait jamais considéré Brendan Benson comme un ami ni
très proche, ni même très fiable. Entre une carrière solitaire d’intermittent
du talent – un très bon premier Lp, One Mississipi (1996), puis deux autres beaucoup
plus inégaux– et ses collaborations avec Jack White au sein des énervants
Raconteurs qui se la racontent, le natif de Nashville n’avait pas mis beaucoup
du sien pour entretenir les liens constitutifs des grandes histoires d’amour
artistique.
C’est désormais chose faite avec ce quatrième album en forme de réussite parfaite et de réparation de tous les errements passés. En onze chansons classiques et bien ficelées, Brendan Benson est enfin parvenu à dignement gérer l’héritage de ses maîtres (John Lennon, Todd Rundgren) avec une fraîcheur de ton et une décontraction fort appréciables, d’autant plus qu’elles n’entrent jamais en contradiction avec le perfectionnisme constant et le soin apporté à la confection des morceaux. Entre sprints power pop (A Wolfe Lot Better) et tonalités plus soul (Garbage Day) ou soft rock (Gonowhere), il ne se montre jamais avare de mélodies à la fois limpides et savamment élaborées ni d’arrangements efficaces.
Tant et si bien que l’écoute de My Old, Familiar Friend procure les mêmes sentiments que ceux éprouvés lors de la redécouverte d’un classique déjà bien connu, mais resté trop longtemps enfoui dans les recoins de la discothèque : l’impression générale reste familière et rassurante mais les détails possèdent le délicieux parfum de la nouveauté.
C’est désormais chose faite avec ce quatrième album en forme de réussite parfaite et de réparation de tous les errements passés. En onze chansons classiques et bien ficelées, Brendan Benson est enfin parvenu à dignement gérer l’héritage de ses maîtres (John Lennon, Todd Rundgren) avec une fraîcheur de ton et une décontraction fort appréciables, d’autant plus qu’elles n’entrent jamais en contradiction avec le perfectionnisme constant et le soin apporté à la confection des morceaux. Entre sprints power pop (A Wolfe Lot Better) et tonalités plus soul (Garbage Day) ou soft rock (Gonowhere), il ne se montre jamais avare de mélodies à la fois limpides et savamment élaborées ni d’arrangements efficaces.
Tant et si bien que l’écoute de My Old, Familiar Friend procure les mêmes sentiments que ceux éprouvés lors de la redécouverte d’un classique déjà bien connu, mais resté trop longtemps enfoui dans les recoins de la discothèque : l’impression générale reste familière et rassurante mais les détails possèdent le délicieux parfum de la nouveauté.
1 réaction réagir
Oui, bon disque, mais pas du tout meilleur que les deux précédents, surtout The alternative to Love, d'ailleurs, qui s'impose comme un classique des années 2000 ; à moins qu'on puisse me citer un meilleur songwriter de la période 2001-2010 ? ... on est d'accord.