Après la sortie
surprise d’Intimacy (2008) en pleine
torpeur estivale, Bloc Party redonne une seconde jeunesse à son troisième Lp en
publiant son pendant remixé, comme le groupe l’avait déjà fait sur Silent Alarm Remixed (2005), aux
franches réussites signées Whitey ou Phones. Certes, le quatuor évolue
naturellement dans une scène friande de rock et d’électronique, comme en attestent
la participation de Kele Okereke au fameux Believe
des Chemical Brothers et le projet parallèle Pin Me Down du guitariste
Russell Lissack sur Kitsuné.
Une remise en question moderne pour bousculer l’indie pop naturellement dansante à une fusion encore plus énergique de beats, comme en témoignait le premier single extrait d’Intimacy. Mercury. Aujourd’hui, Hervé Is In Disarray, le héros de la scène electro house anglaise, ralentit le tempo de ce mercure-là avant de le doper à l’hydrogène le plus instable, à l’instar des livraisons furieuses de Villains (Ares) et d’Armand Van Helden (Signs). Si We Have Band (Halo) et Filthy Dukes (One Month Off) insinuent finement une pulsation électronique moins brutale, c’est encore le producteur historique Paul Epworth, alias Phones R.I.P., qui emmène Talons quinze années en arrière, et le transforme en improbable mélange de piano house et d’eurodance !
D’autres relectures sortent de piste pour explorer d’autres possibles, comme Mogwai jetant une boule de neige toute warpienne (Biko), ou encore No Age tissant une ambiance irréelle de cordes qui culmine en un orage de guitares (Better Than Heaven). À l’écoute de ces treize tubes à essai, bien malin qui saura dire dans quelle direction s’orientera la bande à Kele Okereke à l’aune de son quatrième album.
Une remise en question moderne pour bousculer l’indie pop naturellement dansante à une fusion encore plus énergique de beats, comme en témoignait le premier single extrait d’Intimacy. Mercury. Aujourd’hui, Hervé Is In Disarray, le héros de la scène electro house anglaise, ralentit le tempo de ce mercure-là avant de le doper à l’hydrogène le plus instable, à l’instar des livraisons furieuses de Villains (Ares) et d’Armand Van Helden (Signs). Si We Have Band (Halo) et Filthy Dukes (One Month Off) insinuent finement une pulsation électronique moins brutale, c’est encore le producteur historique Paul Epworth, alias Phones R.I.P., qui emmène Talons quinze années en arrière, et le transforme en improbable mélange de piano house et d’eurodance !
D’autres relectures sortent de piste pour explorer d’autres possibles, comme Mogwai jetant une boule de neige toute warpienne (Biko), ou encore No Age tissant une ambiance irréelle de cordes qui culmine en un orage de guitares (Better Than Heaven). À l’écoute de ces treize tubes à essai, bien malin qui saura dire dans quelle direction s’orientera la bande à Kele Okereke à l’aune de son quatrième album.