Entre ses deux premiers albums, Bloc Party était parvenu à franchir un
pas de géant. Intimacy témoigne d’une
volonté louable de prolonger la maturation et la métamorphose, d’éviter à tout
prix les écueils de la routine et les redondances paresseuses. Cette fois
encore, le groupe affiche ses très hautes ambitions en s’aventurant sur des
terres hostiles, parcourues d’orages métalliques et recouvertes de broussailles
technoïdes.
Le parti pris est indéniablement courageux, mais force est de constater que les premières mesures du disque procurent un curieux sentiment de malaise. On connaissait la passion maintes fois avouée de Kele Okereke et de ses camarades pour les musiques électroniques et la dance. On ne s’attendait pourtant pas à les redécouvrir en clones des Chemical Brothers. Ares et Mercury forcent d’emblée la dose, le temps d’une relecture pas très prodigieuse des scansions hystériques de Prodigy.
Le climat redevient ensuite plus familier. Ainsi, sur Halo ou One Month Off, les tensions électriques des guitares parfaitement maîtrisées servent de toile de fond aux confessions amoureuses désabusées d’Okereke (pas facile, visiblement, de draguer en tournée, même quand on est jeune, beau et célèbre). Et, sans qu’on y voie aucune allusion malveillante à l’élocution parfois hésitante de ce dernier, c’est encore quand Bloc Party bégaie qu’il se montre le plus convaincant. Bien davantage, en tout cas, que lorsqu’il se pique de mêler à ces nouvelles sonorités electro des chœurs classiques à la Carmina Burana (Zephyrus) ou que Russell Lissack laisse s’émousser ses guitares si tranchantes au contact de Van Halen (Trojan Horse).
Pour son refus salutaire de se contenter d’une esthétique terre-à-terre, Bloc Party mérite indéniablement le respect, même si cette tentative d’envol vers de nouveaux soleils musicaux le conduit, ici, à se griller quelques plumes. Parfois, la fortune roussit les audacieux.
Le parti pris est indéniablement courageux, mais force est de constater que les premières mesures du disque procurent un curieux sentiment de malaise. On connaissait la passion maintes fois avouée de Kele Okereke et de ses camarades pour les musiques électroniques et la dance. On ne s’attendait pourtant pas à les redécouvrir en clones des Chemical Brothers. Ares et Mercury forcent d’emblée la dose, le temps d’une relecture pas très prodigieuse des scansions hystériques de Prodigy.
Le climat redevient ensuite plus familier. Ainsi, sur Halo ou One Month Off, les tensions électriques des guitares parfaitement maîtrisées servent de toile de fond aux confessions amoureuses désabusées d’Okereke (pas facile, visiblement, de draguer en tournée, même quand on est jeune, beau et célèbre). Et, sans qu’on y voie aucune allusion malveillante à l’élocution parfois hésitante de ce dernier, c’est encore quand Bloc Party bégaie qu’il se montre le plus convaincant. Bien davantage, en tout cas, que lorsqu’il se pique de mêler à ces nouvelles sonorités electro des chœurs classiques à la Carmina Burana (Zephyrus) ou que Russell Lissack laisse s’émousser ses guitares si tranchantes au contact de Van Halen (Trojan Horse).
Pour son refus salutaire de se contenter d’une esthétique terre-à-terre, Bloc Party mérite indéniablement le respect, même si cette tentative d’envol vers de nouveaux soleils musicaux le conduit, ici, à se griller quelques plumes. Parfois, la fortune roussit les audacieux.