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Biographie

Après les aventures Beggars pour Robert Turner (qui se fait appeler Robert Locke à l'époque, basse) et Brian Jonestown Massacre pour Peter Hayes, (guitare), ces deux amis de lycée décident de monter un groupe, rejoint par le batteur Nick Jago. Après s'être baptisé The Elements, ils choissent comme patronyme Black Rebel Motorcycle Club en référence au film L'Équipée Sauvage avec Marlon Brando. Après quelques concerts dans leur ville de San Francisco, ils s'installent à Los Angeles. Puis, leur Ep inaugural tombe entre les oreilles avisées de Noel Gallagher, Monsieur Oasis, qui s'enflamme tout de go et présente dans la presse BRMC comme sa formation favorite. S'en suit un énorme engouement sur le Vieux Continent qui voit le groupe signer chez Virgin en 2000. Un premier Lp éponyme (2001) présente le son de ces Américains, qui doivent beaucoup à Jesus And Mary Chain, en particulier pour ces strates de guitares volontiers crasseuses et distordues. Deux ans plus tard, en septembre 2003, le groupe revient avec Take Them On, On Your Own, beaucoup plus sombre mais toujours aussi percutant, avec comme influences avouées, les Stooges et autres MC5. Les Californiens livrent une partition brute, plus rock et politique. Pourtant, le gang à blousons noirs est remercié huit mois plus tard par son label et Jago quitte ses compagnons pour cause de “conflits internes” – comprendre excès de drogues et d'alcool. Mauvaise passe provisoire, car en 2005, BRMC retrouve une maison de disques, et son batteur joue le rôle du fils prodigue pour la conception du troisième Lp, le très surprenant Howl. Les guitares incendiaires sont devenues sèches, accompagnées qui plus est d'un harmonica ou d'un piano. Le tournant artistique est de courte durée, puisque les trois compagnons renouent, le temps de Baby 81, sorti en 2007, avec les ambiances électriques de leurs débuts, pour le plus grand plaisir de leurs fans.