On aimait bien
certaines chansons du premier album de cette montagne noire, en particulier le
single Draganaut, hommage vibrant de
plomb fondu au Druganaut des immenses
Sleep. Cinq ans plus tard, rien ne va plus. Comme d’autres (Wolfmother en tête
de nœud évident), le collectif de Vancouver a un problème manifeste avec Deep
Purple (Old Fangs), qu’il associe,
comme une pathologie multiple, avec d’autres sources contestables (Fleetwood
Mac, Yes…). Quand il ne s’adonne pas à ces déplaisirs hautement coupables, le
groupe de Stephen McBean sait trousser deux, trois bons riffs de heavy rock
potable (Rollercoaster) qu’il
s’empresse de noyer sous le jus de purin synthétique hors propos et de
contre-chants féminins insupportables (le cauchemardesque morceau-titre). Pire
encore, quand Black Mountain semble rendre hommage au génie de Fairport
Convention (Sadie), cela sonne comme
du hard FM allemand.
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Je trouve la critique franchement sévère pour cet album qui est quand même bien composé et bien au-dessus de ce que l'on peut écouter par ailleurs!