Un tel faisceau d'indices ne saurait tromper : Eating Us sera
l'album de la consécration pour ce groupe au nom à coucher dehors. Après trois
premiers efforts ayant légèrement secoué le gotha dream pop de l'electronica
depuis 2003, Black Moth Super Rainbow bénéficie désormais des faveurs d'une
distribution plus large, d'un fameux coup de projecteur grâce à la production
de Dave Fridmann (The Flaming Lips, Mercury Rev, MGMT, Sparklehorse) et du succès
remporté par Tobacco, le projet hip hop psychédélique du leader Tom Fec sur le
label Anticon.
Selon l'expression consacrée, on parle ici de Air sous LSD ou de rétrofuturisme aux claviers analogiques, de vocoder pour bande son de science-fiction cheap. Ouvertement plus onirique et moins groovy que le Ep Drippers (2008), ce nouveau disque n'en est pas pour autant plus hospitalier. Ce premier passage en studio (le groupe produisait jusqu'ici par ses propres moyens) n'apporte malheureusement aucune plus-value artistique. À comparer le single Born On A Day The Sun Didn't Rise ouvrant Eating Us au précédent hit Sun Lips figurant sur Dandelion Gum (2007), on se demande même si la formation pennsylvanienne a réellement gagné au change.
Black Moth Super Rainbow a perdu la spontanéité des manipulations innocentes contre une technique quelque peu pompière renforçant le caractère frigorifique de l'omniprésent vocoder. C'est dans les moments de repos extatique (Twin Of Myself, Gold Splatter, Smile The Day After Today) que l’album convainc le plus. Mais c'est aussi là qu'il perd sa singularité pour évoquer le duo versaillais. Si le vocoder est d'or, le silence est parfois de platine.
Selon l'expression consacrée, on parle ici de Air sous LSD ou de rétrofuturisme aux claviers analogiques, de vocoder pour bande son de science-fiction cheap. Ouvertement plus onirique et moins groovy que le Ep Drippers (2008), ce nouveau disque n'en est pas pour autant plus hospitalier. Ce premier passage en studio (le groupe produisait jusqu'ici par ses propres moyens) n'apporte malheureusement aucune plus-value artistique. À comparer le single Born On A Day The Sun Didn't Rise ouvrant Eating Us au précédent hit Sun Lips figurant sur Dandelion Gum (2007), on se demande même si la formation pennsylvanienne a réellement gagné au change.
Black Moth Super Rainbow a perdu la spontanéité des manipulations innocentes contre une technique quelque peu pompière renforçant le caractère frigorifique de l'omniprésent vocoder. C'est dans les moments de repos extatique (Twin Of Myself, Gold Splatter, Smile The Day After Today) que l’album convainc le plus. Mais c'est aussi là qu'il perd sa singularité pour évoquer le duo versaillais. Si le vocoder est d'or, le silence est parfois de platine.
2 réactions réagir
completement genial cet album, rien à redire à part que la critique est sévère et pas méritée
humm ,je trouve cette chronique tres dure :je connaissais pas du tout ce groupe..j aime en tout cas bcp cet album original et plutot beau c est vrai qu il y a pas mal de vocoder
mais on en ecoute jamais alors!..c est qd mm magic! et puis ..voilal