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Some Dusty de Birdie

chronique d'album
Nouveau groupe, Birdie ? Oui, bien sûr, puisque ce duo présente sur It Records son tout premier album, l'impeccablement titré Some Dusty dans la pop anglaise, il y a toujours eu ceux qui possédaient les bonnes références et ceux qui ne gardaient que les mauvaises... Et le CV des deux principaux protagonistes vient confirmer que l'affaire qui nous intéresse est plutôt bien engagée. Debsey Wykes, d'abord, découverte sous l'identité Dolly Mixture au début des années 80, retrouvée choriste de Saint Etienne dans les 90's, voix exquise et multi-instrumentiste douée. Paul Kelly, ensuite, guitariste des injustement ignorés East Village il faudra bien penser à les réhabiliter un jour et photographe émérite dont les travaux ont orné les pochettes de... Saint Etienne ou Primal Scream. Autant de noms qui annoncent la couleur pastel, bien sûr et un certain classicisme, écueil que bon nombre d'érudits musiciens ne savent éviter. Mais, ici, le duo se joue à merveille des pièges et offre de ces compositions, qui, dès la première écoute, sonnent familières et accueillantes... Sur Dusty Morning, Birdie se transforme en Bacharach de poche avant de signer, le temps de Let Her Go, la mélodie la plus touchante entendue depuis des lustres. Plus loin, Blue Dress donne une leçon à Stereolab (Sean O'Hagan est d'ailleurs de la partie) alors que I Can't Let Go est une superbe ballade automnale et discrète. Claviers miniatures, refrains en accroche-coeur, cuivres désespérément subtils, Birdie sait tout faire. Et surtout, offre ici, en dix chansons, le disque qu'on n'espérait plus, ce "deuxième" album que les Pale Fountains ou Everything But The Girl auraient dû commettre en leur temps.
Christophe Basterra
MAGIC RPM  #35
article extrait de :
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