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The Future Embrace de Billy Corgan

chronique d'album
Si vous trouvez que la reprise du Love Somebody des Bee Gees a un petit air de The Cure, période Seventeen Seconds, ce ne sera pas étonnant, puisque Robert Smith est aux choeurs. Mais la basse, la guitare résonnante et le synthé-nappe renvoient eux aussi très directement au travail de notre corbac préféré. La voix nasale, en revanche, appartient bien à Billy Corgan et on la reconnaît immédiatement. Il faut s'en souvenir : bien avant que Bob et les siens soient pompés à tout-va par la nouvelle scène rock, The Smashing Pumpkins avait réintroduit les guitares flanger et les mélodies new-wave dans leur grand oeuvre Mellon Collie And The Infinite Sadness, qui faisait le lien entre le psychédélisme des années 60 et celui du début des années 80 (The Cure reste un groupe psyché, il ne faut pas en douter). The Future Embrace n'est pas placé sous ce seul signe, mais il est tout de même très présent. L'album est marqué avant tout par un retour à la simplicité : mélodies bien identifiées, guitares noyées d'effets mais pas trop envahissantes et rythmiques (boîte à rythmes ?) simples. Après l'échec de la tentative Zwan (la frontière entre psychédélisme et rock progressif pénible est mince), l'homme de Chicago ne se cache plus derrière un groupe. Il est (presque) tout seul, et, malgré les influences suscitées, sort un disque à la tonalité inhabituellement légère, presque optimiste. Pas de révolution musicale, juste une collection de bonnes chansons, qui marquent un retour en forme du songwriter.
PHILIPPE RICHARD
MAGIC RPM  #91
article extrait de :
MAGIC RPM #91 Commander ce numéro


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