“Toujours se dire que l'auditeur est une personne intelligente : en faisant toujours ainsi, on ne l'insulte jamais !”. Tel est le principe directeur (emprunté à ses camarades d'écurie Boards Of Canada) que Stephen James Wilkinson, alias Bibio, a scrupuleusement observé pour composer Mind Bokeh, son, hum, intelligent cinquième album. Un enregistrement qui, à l'image de son délicieux prédécesseur, Ambivalence Avenue (2009), a le don de rester accessible et de devenir incroyablement familier au fil des écoutes, en dépit de l'intrinsèque complexité de la matière.
Excuses
Take Your Shirt Off
Moins timide qu'auparavant et surtout plus expansif (rasséréné peut-être par le succès critique), le multi-instrumentiste n'a pas hésité à perfuser son electronica mélodique, pointilliste et champêtre (Pretentions), de généreuses rasades de hip hop (Excuses, More Excuses), de funk (Light Seep), de musiques brésiliennes (Anything New, l'entraînante K For Kelson), et de power pop tout court, dotant d'un riff néo-metal du meilleur effet l'irrésistible Take Your Shirt Off, future sensation des dancefloors estivaux ? Soigneusement élaboré autour d'un thème photographique – bokeh est un terme nippon désignant la zone floue à l'arrière-plan d'un cliché, rehaussant le “piqué” du sujet principal –, l'Anglais montre en tirant sa partition sur papier brillant que la musique n'est pas qu'une histoire claustrophobe de notes, de gammes et de “son”, mais aussi affaire d'intensité de lumière et d'exposition, du clair-obscur au plein soleil !
Excuses
Take Your Shirt Off
Moins timide qu'auparavant et surtout plus expansif (rasséréné peut-être par le succès critique), le multi-instrumentiste n'a pas hésité à perfuser son electronica mélodique, pointilliste et champêtre (Pretentions), de généreuses rasades de hip hop (Excuses, More Excuses), de funk (Light Seep), de musiques brésiliennes (Anything New, l'entraînante K For Kelson), et de power pop tout court, dotant d'un riff néo-metal du meilleur effet l'irrésistible Take Your Shirt Off, future sensation des dancefloors estivaux ? Soigneusement élaboré autour d'un thème photographique – bokeh est un terme nippon désignant la zone floue à l'arrière-plan d'un cliché, rehaussant le “piqué” du sujet principal –, l'Anglais montre en tirant sa partition sur papier brillant que la musique n'est pas qu'une histoire claustrophobe de notes, de gammes et de “son”, mais aussi affaire d'intensité de lumière et d'exposition, du clair-obscur au plein soleil !