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Pour certains, le nom de Benjamin Diamond n'évoque pas la voix de Stardust, mais bien l'auteur du plus touchant morceau house de l'année dernière, Joyride. Une météorite sulfureuse et explosive qui, de jour, hantait nos esprits, et, de nuit, donnait une âme au dancefloor. Un vrai régal, pour la tête et les jambes, plus ou moins sacrifié sur l'album (mais pourquoi?) dans une version "éditée" à la hache et agrémentée d'une fin peu heureuse. Triste. Heureusement, Strange Attitude recèle de nouveaux petits trésors (Read In Your Mind) qui nous confortent dans l'idée que l'on tient là un des futurs personnages marquants de la musique française. Un artiste décomplexé qui n'hésite pas à prendre des risques démesurés en osant proposer une image décalée, afficher ses textes ambigus dans le livret, concevoir la scène comme un exercice égomaniaque ou encore, d'un point de vue musical, à s'attaquer ouvertement à ses démons adolescents. La pop anglaise le temps d'un brillant Just A Little Time, l'electro funk de Minneapolis (Playing With Myself), le funk blanc (Strange Attitude), l'euro house mancunienne (Little Scare, 18 & Over)... Bien sûr, Strange Attitude n'est pas exempt de défaut, probablement dû autant à la précipitation qu'à un enthousiasme naïf. Mais il faut le prendre comme tel, un premier album qui promet monts et merveilles pour la suite de son parcours d'artiste et de manager de label (Diamond Traxx). L'avenir de Benjamin est tout tracé... Diamonds Are Forever.
Robert Alves
MAGIC RPM  #45
article extrait de :
MAGIC RPM #45 Commander ce numéro


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