En kiosque actuellement Commander

Biographie

Ne pas se fier aux apparences : non, The Bell Orchestre n’est pas un projet parallèle d’Arcade Fire. Car, bien avant d’intégrer cette dernière formation, Richard Reed Parry et Sarah Neufeld se côtoyaient de près au sein de ce projet qu’ils ont initié dès 1999, en compagnie de la violoncelliste Becky Foon, depuis partie vers d’autres horizons. La raison d’être initiale était de composer la bande originale d’un… spectacle de marionnette. Puis les voilà s’acoquinant avec le monde de la danse contemporaine, imaginant la musique de ballets qu’ils interprètent live, laissant ainsi la part belle à l’improvisation. Quand Richard et Sarah rejoignent Win, Régine et les autres, lors de la conception de Funeral, entre les années 2003 et 2004, ils ne s’imaginent pas à quelle sauce ils vont être mangés. D’ailleurs, au même moment et dans le même studio, The Bell Orchestre, complété par Pietro Amato (cor français, également impliqué de près ou de loin dans Arcade Fire), Stefan Schneider (batterie, percussions) et Kaveh Nabatian (trompette, melodica), enregistre lui aussi son premier Lp. Qui, eu égard aux événements que l’on sait, va dormir près de deux ans dans les tiroirs. C’est en août 2005, sur Rough Trade, que Recording A Tape The Colour Of The Light voit finalement le jour, œuvre instrumentale à la beauté aussi épurée que somptueuse. En digne descendant de Carl Orff, Arvo Pärt ou du Penguin Cafe Orchestra, le quintette dessine les contours d’un post-rock de chambre, dont les fenêtres resteraient toujours ouvertes vers des horizons multicolores. Et Richard, Sarah et leurs copains ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’ils ont profité d’un moment de répit dans l’enregistrement de Neon Bible pour filer à Chicago mettre en boîte, en 2007, la suite de leurs aventures sonores sous la houlette de John McEntire. Pour certains plus que pour d’autres, la vie est Bell.