Biographie
Né en 1970 à Los Angeles dans un milieu familier de l'art (son père est chef d'orchestre, sa mère fréquentait Andy Warhol, son grand-père a collaboré avec Yoko Ono), Beck Hansen connaît son premier succès en 1993, avec le single Loser, carambolage ludique entre un flow hip hop et une boucle de guitare folk, dont le titre parle à la fameuse Génération X. Ce premier succès annonce ceux des albums, Mellow Gold (1994) et Odelay (1995) qui paraissent chez Geffen. Il marque aussi le début de l'ère des “bidouilleurs” – ou hommes-orchestre – qui jouent avec les genres et les influences en se contrefichant des bienséances. Parallèlement à ses albums “grand public”, le jeune homme multiplie les sorties plus confidentielles chez des labels indépendants (One Foot In The Grave, 1994). Souhaitant s'extirper de cette image de“génie du bricolage” devenue carcan, il touche à tout, du funk façon Prince (Midnite Vultures, 1999) au folk sous haute influence Gainsbourienne (Sea Changes, 2002). Et s'il ne crée plus l'événement à chacune de ses sorties, l'angelot blond – ouvertement scientologue – bénéficie toujours d'une côte de popularité certaine, faisant de lui, au même titre que ses compatriotes Beastie Boys, l'un des artistes les plus désespérément cool de sa génération. Un titre forcément honorifique que vient confirmer son tout nouvel album Modern Guilt, que l'angelot blond a réalisé la veille de son trente-huitième anniversaire. Savant fourre-tout psychédélique et pétri de mélodies qui font mouche, entre electro bricolée et pop échevelée, ce disque, enregistré avec l'aide du tout puissant Danger Mouse, est la preuve que Beck a encore des choses à dire. Et à écrire.