Baby Bird pose problème. Voilà ainsi donc un type qui ferait passer Prince, celui du milieu des années 80, pour Paddy Mac Aloon au niveau de la productivité. A peu de chose près, "L'Homme Le Plus Heureux" sur terre offre sur cet album une heure supplémentaire de musique. De musique, et non pas de chansons, le plus souvent réduites à l'état d'embryon. Lofi donc, malgré quelques amorces de décoration entr'aperçues ici et là (Halfway Up The Hill). Ses disques précédents ayant épuisé les ressources du vocabulaire ornithologique, contentons-nous d'affirmer que l'oiseau n'est pas tombé de la dernière pluie. Grimé en griot africain sur Little White Man, adepte d'une samba à trois Francs sur Please Don't Be Famous ou explorant les poubelles histoire d'en extraire le rythme ultra-rabâché de Funky Drummer, Steve Jones avoue néanmoins ses préférences : intro du Perfect Kiss de New Order recyclée sur In The Country, guitare "durutticolumnesque" de This Beautiful Disease, au même titre que l'importance accordée à l'"artwork", en disent beaucoup plus que n'importe quel discours. Du coup, faut-il renvoyer le coupon-réponse avec les trois meilleures chansons (Candy Girl, Married, Planecrash Xmas) ou en faire une photocopie pour pouvoir le conserver ? Baby Bird pose problème. C'est déjà quelque chose.