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The Happiest Man Alive de Babybird

chronique d'album
Baby Bird pose problème. Voilà ainsi donc un type qui ferait passer Prince, celui du milieu des années 80, pour Paddy Mac Aloon au niveau de la productivité. A peu de chose près, "L'Homme Le Plus Heureux" sur terre offre sur cet album une heure supplémentaire de musique. De musique, et non pas de chansons, le plus souvent réduites à l'état d'embryon. Lofi donc, malgré quelques amorces de décoration entr'aperçues ici et là (Halfway Up The Hill). Ses disques précédents ayant épuisé les ressources du vocabulaire ornithologique, contentons-nous d'affirmer que l'oiseau n'est pas tombé de la dernière pluie. Grimé en griot africain sur Little White Man, adepte d'une samba à trois Francs sur Please Don't Be Famous ou explorant les poubelles histoire d'en extraire le rythme ultra-rabâché de Funky Drummer, Steve Jones avoue néanmoins ses préférences : intro du Perfect Kiss de New Order recyclée sur In The Country, guitare "durutticolumnesque" de This Beautiful Disease, au même titre que l'importance accordée à l'"artwork", en disent beaucoup plus que n'importe quel discours. Du coup, faut-il renvoyer le coupon-réponse avec les trois meilleures chansons (Candy Girl, Married, Planecrash Xmas) ou en faire une photocopie pour pouvoir le conserver ? Baby Bird pose problème. C'est déjà quelque chose.
Nicolas Plommée
MAGIC RPM  #8
article extrait de :
MAGIC RPM #8 Commander ce numéro


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