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Axel And The Farmers de Axel And The Farmers

chronique d'album
Avec la sagesse proverbiale des cultivateurs du terroir les plus expérimentés, Axel Concato a su faire preuve d’une patience judicieuse avant de récolter les premiers fruits des semailles laborieuses entamées il y a près d’une décennie. À l’instar de Guillaume le Conquérant, il a entamé son long périple musical en quittant, dès 2001, les rivages normands de son enfance pour s’installer en Angleterre. Au cours de cet exil formateur qui l’a conduit à côtoyer, sur scène ou en studio, quelques employeurs de renom (Pretenders, White Russians), il a su conserver des liens privilégiés avec ses anciens compagnons d’adolescence, ces Farmers qui l’accompagnent encore aujourd’hui, tout en tissant un nouveau réseau amical (Mark Gardener, l’ancien chanteur de Ride qui produit ce premier album).



Mannequin à ses heures perdues, Concato fait défiler sur son podium personnel une première collection de dix titres qui présentent plutôt bien et arborent leurs références à la fois classiques et éclectiques avec un bel aplomb, entre pop bon teint et krautrock électrisé, qui mêle à la fraîche spontanéité des débutants le savoir-faire du vieux briscard. Au beau milieu de cet ensemble fort cohérent, on se réserve cependant le droit de préférer les belles lignes élancées de Dream#7 ou du bien nommé Dance Hall aux attitudes plus rêveuses et nonchalantes de Lamp Post Lighter. Mais les nuances importent peu : le terreau qui a permis l’éclosion d’une première moisson si prometteuse ne semble pas près de s’épuiser.
Matthieu Grunfeld
MAGIC RPM  #145


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