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When Life Gives You Lemons, You Paint That Shit Gold
archive mag juin 2008
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Déclamation pianotée et soulful (Like The
Rest Of Us, Puppets, Yesterday), rap au balancement rythmique
d’ancienne mode (The Skinny, In Her Music Box, The Waitress avec Tom Waits pour la beatbox), prose enluminée
d’accords blues (Painting, Guarantees), pinacles synthétiques et
dantesques (Can’t Break, Your Glasshouse avec Tunde
Adebimpe) : ce disque marivaude agilement d’humeur en humeur et abrite en
son sein un triptyque de tubes. Soit Dreamer,
dont la guitare hésitante et le refrain accélérateur rappellent Walk Into The Light d’Automato ; un
Shoulda Known moite, lancinant et
excitant comme un corps-à-corps entre gangsters et dépravées ; et le fonky
You, dont le potentiel fédérateur
égalerait presque les plus grandes réussites radiophoniques d’OutKast. Pour
taquiner, on mentionnera une habituelle lassitude à l’écoute prolongée du
phrasé de Slug, qui harangue comme un infaillible métronome vocal ses histoires
intimes, cette fois délestées d’un pathos autrefois prégnant. Une tare rendue
insignifiante par une efficience de chaque instant. Pour un album où rien n’est
accessoire et tout semble essentiel.
AnnA Lester
article extrait de :
MAGIC RPM #121
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