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Une fois n’est pas coutume, on voit le visage de Bradford Cox sur la pochette de son troisième LP sous l’alias Atlas Sound. Mieux, la somptueuse photographie est signée Mick Rock, auteur de clichés célébrissimes de l’histoire du rock (notamment de David Bowie ou Syd Barrett). Une façon comme une autre de souligner que l’Américain joue depuis un moment dans la cour des grands et s’aménage une place de choix dans les livres d’histoire, en élégant arbitre de l’éternelle querelle des classiques et des modernes. Un an après l’immense Halcyon Digest (2010) de Deerhunter, ses douze nouvelles chansons rappellent si besoin à quel point l’alliage est parfait entre son écriture souple et rigoureuse et son goût pour des arrangements magiques et neufs.

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Parallax est partagé entre gemmes pop à envoûtement immédiat et étranges mécaniques ondulatoires, évidence des guitares et flottements synthétiques, plages courtes et longues. Bradford Cox croise ces différentes pistes et dessine une remarquable cartographie des possibles. Ce mouvement gracieux donne au troisième album d’Atlas Sound une cohérence légèrement surnaturelle, qui enveloppe la pop à guitares légères (les tubes intemporels The Shakes, Mona Lisa, My Angel Is Broken), les miniatures brouillées (Amplifiers, Parallax), les mélodies célestes flottant sur les claviers (Te Amo, la bien nommée Modern Aquatic Nightsongs, Doldrums) ou les divagations psychédéliques hagardes (Terra Incognita, Flagstaff). Étrange et familier, délicat et tordu, quelque chose comme un nouveau classique pop moderne.
Vincent Théval
MAGIC RPM  #157


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juju - 17/11/2011 15:32
non ? pourquoi
julien - 15/11/2011 11:04
moyen atlas sound