Après avoir
délivré un galop d’essai remarqué (Bleed,
2005), Aswefall aura patiemment fourbi ses armes dans l’ombre des grandes
compagnies pour lancer sa propre structure Isolering. Une attitude foncièrement
cohérente et indépendante, à l’heure où paraît ce second Lp qui l’est tout
autant, fièrement dressé à l’écart des modes éphémères et avec pour seule
exigence une remise en question permanente. Sans nostalgie excessive, Clément
Vaché et Leo Helldén revisitent leurs amours musicales de toujours et les
fondent dans l’électronique la plus subtile. En introduction, Fun Is Dead plante le décor avec
sensualité, lorsqu’un riff de basse très cold résonne avant de tournebouler
dans une spirale démentielle. Les élégantes hybridations de Nevermore (comme de l’ambient gothique)
et de Prison (sorte de rockabilly
synthétique) introduisent le magistral Shadow
Of Love, qui dégèle son electro pop sensible dans une nappe bourdonnante.
Le disque résonne de ces allers-retours incessants entre références et réappropriations, culture et innovation, émotions et sensations. Mau, ancien chanteur d’Earthling et membre de Tristesse Contemporaine avec Leo Helldén, visite Memphis de son timbre sensuel pour un résultat crépusculaire qui sème The XX au cœur de la tempête. Au contraire de la dernière livraison de Pantha Du Prince (Black Noise, 2010), le duo franco-suédois fait évoluer sa formule magique en irrigant ses programmations de lascives potions sur les instrumentaux Exotica et Isolation. Sur le conclusif Which Side Of Me, Clément Vaché incarne un crooner surprenant. Mature et inspiré, ce grand album en clair-obscur offre d’étranges chansons à ressentir et à danser que l’on aimerait susurrer à l’oreille du monde. La grâce du tombeur en quelque sorte…
Le disque résonne de ces allers-retours incessants entre références et réappropriations, culture et innovation, émotions et sensations. Mau, ancien chanteur d’Earthling et membre de Tristesse Contemporaine avec Leo Helldén, visite Memphis de son timbre sensuel pour un résultat crépusculaire qui sème The XX au cœur de la tempête. Au contraire de la dernière livraison de Pantha Du Prince (Black Noise, 2010), le duo franco-suédois fait évoluer sa formule magique en irrigant ses programmations de lascives potions sur les instrumentaux Exotica et Isolation. Sur le conclusif Which Side Of Me, Clément Vaché incarne un crooner surprenant. Mature et inspiré, ce grand album en clair-obscur offre d’étranges chansons à ressentir et à danser que l’on aimerait susurrer à l’oreille du monde. La grâce du tombeur en quelque sorte…