Biographie
Depuis toujours, ce garçon a affiché crânement ses ambitions. Artistiques, les ambitions. Bien sûr. Qu'importent les moyens lorsqu'on est pétri de talent. Et que l'on déborde d'idées. Arnaud Fleurent-Didier, on a fait sa connaissance une fois passé le mitan des années 1990, en co-leader de Notre Dame, groupe protéiforme dans lequel évoluaient quelques futurs acteurs de la scène française du XXIème siècle (certains observateurs jurent même y avoir aperçu Thomas Boulard, l'âme de Luke - mais c'est une autre histoire). En deux albums judicieusement nommés – Chansons Originales, puis Chansons Françaises –, Arnaud finit par être perçu comme le “chaînon manquant entre Brian Wilson et Michel Polnareff” tout en écrivant un sacré morceau qu'il rêve d'adresser à Johnny Halliday, Adieux À La Scène. Une fois Notre Dame définitivement tombée en ruine, il faut attendre quelque cinq années avant que le garçon ne revienne sous le feu des projecteurs, en l'an 2004 plus précisément, sous son seul patronyme chic et armé d'un disque au titre en guise de manifeste, Portrait Du Jeune Homme En Artiste, “œuvre culottée, crâneuse et drôle, caustique et touchante”. Bien entendu, ladite œuvre ne rencontre pas l'écho mérité, et son auteur ne se retrouve même pas en une de magic. Qu'importe, il s'amuse à développer sur son label French Touche le chouette concept de Chansonpoche – des Cd's un titre au format de carte bancaire qui accueillent des inédits des Chicros, Katerine, Guillaume Fédou, Ben's Symphonic Orchestra ou Flóp. Malgré un éloquent portrait paru en plein été 2007 dans Libération, AFD, qui aime à citer Léo Ferré, Burt Bacharach ou Chico Buarqué au détour des conversations, semble néanmoins perdu pour la musique – empatouillé dans une rupture douloureuse et des affaires de droits absconces. Et c'est bien sûr au moment où l'on s'y attendait le moins que cet auteur-compositeur qui jongle avec la langue française armé d'une agilité fascinante revient. Par la grande porte qui plus est, puisque son deuxième album solo, annoncé pour la rentrée 2009, verra le jour sur une major. Et si l'heure d'Arnaud Fleurent-Didier avait enfin sonné ?