À l'époque de la sortie de son premier album solo Portrait Du Jeune Homme
En Artiste, qui présentait ce garçon “à la voix limitée et à l’écriture
culottée sous son meilleur jour”, AFD répondait avec l'effronterie qui le caractérise à un questionnaire demandant de faire des choix.
Album préféré de tous les temps ?
Qu’est-ce que c'est encore que cette interview ? Maintenant, c'est toujours pareil, c'est que des abécédaires, des interviews-minute par e-mail et faux questionnaires de Proust à la con. C’est un peu la méthode Ardisson pour tous. J'ai fait un disque en douze chansons plutôt claires qui portent un message, qui dessinent un portrait, ça devrait donner des angles d'attaque pour amorcer un vrai échange... Je suis sûr qu’il y a des trucs qui ont dû vous interpeller dedans, on pourrait en parler, j’adorerais moi. Ça serait drôlement intéressant pour la suite. Mais non. Alors voilà, les onze questions sympas “C’est mon choix ”, qui ne me ressemblent pas, ne diront rien ou si peu sur ce que je suis et ce que je fais. Je suis un peu déçu. Trouvons donc un truc à répondre : là, j’écoute la BO de Butch And The Sundance Kid de Burt Bacharach. J’adore ce disque.
Un disque pour faire l’amour ?
Comme je disais : Ardisson à fond, petite allusion à ma “grande vie sexuelle épanouie”, comme si je me préoccupais de sa bande-son. Trouvons un truc à répondre : pas de musique quand je nique.
Une chanson à fredonner sous la douche ?
De manière générale, la dernière sur laquelle je travaille. Là, c’est 1 Rue Jacquemont de Katerine (ndlr. sortie le 9 juin, jour d’ouverture du festival Chansonpoche).
Un titre préféré pour le samedi soir ?
Le samedi soir, je nique.
Et le dimanche matin ?
Après L'Amour de Guillaume Fédou. Il appréciera.
Arrondissement préféré de Paris ?
Place Clichy, un peu de VIIIe, de IXe, de XVIIIe, de XVIIe… Mais je sais pas !
Le meilleur titre de chanson jamais trouvé ?
Je Penche Du Côté Où Je Vais Tomber de French.
Une pochette marquante ?
Je ne suis vraiment pas collectionneur de disques, et les pochettes, je m'en suis toujours foutu. Mais je trouve très moches ces disques d’il y a deux, trois ans, aux artworks déjà démodés ! Celles qui me plaisent, c'est Chansons Françaises et Portrait Du Jeune Homme En Artiste. Je les trouve parfaites, intemporelles.
Les Inrocks ou Magic ?
Ah là, enfin, un super débat. Je dis Magic. Parce que c’est ici qu’on a chroniqué tous mes disques, et m’a toujours soutenu. Et surtout, vous ne jouez pas l'amalgame et ne prétendez pas à l'Intelligence. Par contre, je trouve que vous manquez singulièrement d’ambition et de curiosité. Pourquoi ne trouve-t-on pas en France de revue qui parle de la passion de faire de la musique, de la manière nouvelle dont elle est faite aujourd’hui et qui mette en avant les vrais génies qui bossent dans l’ombre dans ce pays ? C’est le lectorat qui impose qu’on s’attarde sur Autour de Lucie ou Benjamin Biolay ? On ne pourrait pas passer à autre chose ? Il y a pourtant quelque chose qui se passe chez les trentenaires. C’est pas la “nouvelle chanson française” qu’on hisse partout, c’est juste une ouverture vers la poésie, une envie de beauté qui nous revient, et que nos grands frères n’ont pas eue. Notre génération est pleine de bonnes choses. Alors, pourquoi Daho et le journal de son album que j’ai parcouru de temps en temps ? Quelle blague quand même ! Une exception : votre papier sur Daniel Darc. Ça, c’était une interview correcte, j’ai appris des trucs. Alors, il y a la question économique. Mais bon, un peu d’ambition ! Magic pourrait suivre ça, mais préfère cantonner les grandes choses dans les actualités souterraines, jouer la carte de l’indé, et s’amuser à encenser les produits complètement dépassés des majors. Il n’y a plus de revue musicale en France.
Premier badge porté ?
Chansonpoche.
Une bande-son pour tes funérailles ?
Construção par Chico Buarque, une chanson immortelle.
Album préféré de tous les temps ?
Qu’est-ce que c'est encore que cette interview ? Maintenant, c'est toujours pareil, c'est que des abécédaires, des interviews-minute par e-mail et faux questionnaires de Proust à la con. C’est un peu la méthode Ardisson pour tous. J'ai fait un disque en douze chansons plutôt claires qui portent un message, qui dessinent un portrait, ça devrait donner des angles d'attaque pour amorcer un vrai échange... Je suis sûr qu’il y a des trucs qui ont dû vous interpeller dedans, on pourrait en parler, j’adorerais moi. Ça serait drôlement intéressant pour la suite. Mais non. Alors voilà, les onze questions sympas “C’est mon choix ”, qui ne me ressemblent pas, ne diront rien ou si peu sur ce que je suis et ce que je fais. Je suis un peu déçu. Trouvons donc un truc à répondre : là, j’écoute la BO de Butch And The Sundance Kid de Burt Bacharach. J’adore ce disque.
Un disque pour faire l’amour ?
Comme je disais : Ardisson à fond, petite allusion à ma “grande vie sexuelle épanouie”, comme si je me préoccupais de sa bande-son. Trouvons un truc à répondre : pas de musique quand je nique.
Une chanson à fredonner sous la douche ?
De manière générale, la dernière sur laquelle je travaille. Là, c’est 1 Rue Jacquemont de Katerine (ndlr. sortie le 9 juin, jour d’ouverture du festival Chansonpoche).
Un titre préféré pour le samedi soir ?
Le samedi soir, je nique.
Et le dimanche matin ?
Après L'Amour de Guillaume Fédou. Il appréciera.
Arrondissement préféré de Paris ?
Place Clichy, un peu de VIIIe, de IXe, de XVIIIe, de XVIIe… Mais je sais pas !
Le meilleur titre de chanson jamais trouvé ?
Je Penche Du Côté Où Je Vais Tomber de French.
Une pochette marquante ?
Je ne suis vraiment pas collectionneur de disques, et les pochettes, je m'en suis toujours foutu. Mais je trouve très moches ces disques d’il y a deux, trois ans, aux artworks déjà démodés ! Celles qui me plaisent, c'est Chansons Françaises et Portrait Du Jeune Homme En Artiste. Je les trouve parfaites, intemporelles.
Les Inrocks ou Magic ?
Ah là, enfin, un super débat. Je dis Magic. Parce que c’est ici qu’on a chroniqué tous mes disques, et m’a toujours soutenu. Et surtout, vous ne jouez pas l'amalgame et ne prétendez pas à l'Intelligence. Par contre, je trouve que vous manquez singulièrement d’ambition et de curiosité. Pourquoi ne trouve-t-on pas en France de revue qui parle de la passion de faire de la musique, de la manière nouvelle dont elle est faite aujourd’hui et qui mette en avant les vrais génies qui bossent dans l’ombre dans ce pays ? C’est le lectorat qui impose qu’on s’attarde sur Autour de Lucie ou Benjamin Biolay ? On ne pourrait pas passer à autre chose ? Il y a pourtant quelque chose qui se passe chez les trentenaires. C’est pas la “nouvelle chanson française” qu’on hisse partout, c’est juste une ouverture vers la poésie, une envie de beauté qui nous revient, et que nos grands frères n’ont pas eue. Notre génération est pleine de bonnes choses. Alors, pourquoi Daho et le journal de son album que j’ai parcouru de temps en temps ? Quelle blague quand même ! Une exception : votre papier sur Daniel Darc. Ça, c’était une interview correcte, j’ai appris des trucs. Alors, il y a la question économique. Mais bon, un peu d’ambition ! Magic pourrait suivre ça, mais préfère cantonner les grandes choses dans les actualités souterraines, jouer la carte de l’indé, et s’amuser à encenser les produits complètement dépassés des majors. Il n’y a plus de revue musicale en France.
Premier badge porté ?
Chansonpoche.
Une bande-son pour tes funérailles ?
Construção par Chico Buarque, une chanson immortelle.
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Ardisson ne vous écoutera pas une seconde AFD;
puisqu'il est abonné au fan club de Diam's.
puisqu'il est abonné au fan club de Diam's.