On comprend
bien ce que les Arctic Monkeys venaient chercher lors de leur stage au studio
de Josh Homme. Pas le secret des guitares qui donnent des coups de masse d’une
précision chirurgicale. Pas la brûlure du soleil écrasant du Mojave sur leur
peau de british. Ils étaient en quête du mojo des fausses ballades, celles dans
lesquelles le leader des Queens Of The Stone Age a la voix toute mellow et le
poignet agressif. Cet enseignement pouvait être d’autant plus précieux qu’Alex
Turner avait développé un chant plus posé avec le projet The Last Shadow Puppets,
dont le moindre des bénéfices aura été d’alléger la pression dans la conception
d’un troisième album, qui, si on se réfère au déroulé classique, est censé être
celui de la maturité.
Effectivement, comme faire preuve de maturité, c’est avancer en préservant ses bases, James Ford, qui avait à la fois officié sur Favourite Worst Nightmare (2007) et The Age Of The Understatement (2008), a complété, peaufiné et affiné le boulot fait chez Josh Homme. Ce qui n’était pas forcément prévu dans l’équation, c’est qu’un afflux notable d’influences typiquement seventies viennent s’installer et pas toujours avec discrétion. Dans le single Crying Lighning, des circonvolutions de guitares et même de voix appartiennent au néo-rock progressif à la Mars Volta. Mais ce ne sont que des instants, des bribes, dans un morceau qui garde par ailleurs les qualités pointillistes qui font le style du groupe. Alex Turner et Jamie Cook savaient jouer des riffs aux angles abrupts, tout en raccourcis, ils empruntent des chemins parfois moins directs, sans perdre d’efficacité.
Pretty Visitors est encore plus atypique, faisant se succéder riff punky tendu classique, lourd refrain semi-emphatique (avec orgue funèbre) à la Black Sabbath et coda psychédélique. Dans Potion Approaching, on détecte facilement une partie intermédiaire qui porte l’empreinte des Doors. Mais c’est l’excellent My Propeller, ouvrant l’album, qui combine le mieux l’exact équilibre de menace et de coolitude que le groupe était allé chercher chez Josh Homme. Les dix morceaux de Humbugappartiennent à deux familles. La première (Secret Door, Dance Little Liar, Fire And The Thud ou The Jeweller’s Hands) doit beaucoup à l’expérience The Last Shadow Puppets, mais réinterprétée dans le cadre Arctic Monkeys. La seconde (même Dangerous Animals, le morceau qui se rapproche le plus du classicisme Arctic Monkeys) comporte de nouveaux mutants prog-punk. Rassurons-nous, les gènes ont été soigneusement sélectionnés dans des lignées que ne connaissait pas Muse.
Effectivement, comme faire preuve de maturité, c’est avancer en préservant ses bases, James Ford, qui avait à la fois officié sur Favourite Worst Nightmare (2007) et The Age Of The Understatement (2008), a complété, peaufiné et affiné le boulot fait chez Josh Homme. Ce qui n’était pas forcément prévu dans l’équation, c’est qu’un afflux notable d’influences typiquement seventies viennent s’installer et pas toujours avec discrétion. Dans le single Crying Lighning, des circonvolutions de guitares et même de voix appartiennent au néo-rock progressif à la Mars Volta. Mais ce ne sont que des instants, des bribes, dans un morceau qui garde par ailleurs les qualités pointillistes qui font le style du groupe. Alex Turner et Jamie Cook savaient jouer des riffs aux angles abrupts, tout en raccourcis, ils empruntent des chemins parfois moins directs, sans perdre d’efficacité.
Pretty Visitors est encore plus atypique, faisant se succéder riff punky tendu classique, lourd refrain semi-emphatique (avec orgue funèbre) à la Black Sabbath et coda psychédélique. Dans Potion Approaching, on détecte facilement une partie intermédiaire qui porte l’empreinte des Doors. Mais c’est l’excellent My Propeller, ouvrant l’album, qui combine le mieux l’exact équilibre de menace et de coolitude que le groupe était allé chercher chez Josh Homme. Les dix morceaux de Humbugappartiennent à deux familles. La première (Secret Door, Dance Little Liar, Fire And The Thud ou The Jeweller’s Hands) doit beaucoup à l’expérience The Last Shadow Puppets, mais réinterprétée dans le cadre Arctic Monkeys. La seconde (même Dangerous Animals, le morceau qui se rapproche le plus du classicisme Arctic Monkeys) comporte de nouveaux mutants prog-punk. Rassurons-nous, les gènes ont été soigneusement sélectionnés dans des lignées que ne connaissait pas Muse.