Inutile aujourd’hui de se souvenir qu’Archive fut
l’auteur d’un des albums les plus intrigants des années 90, le sombre et
cafardeux Londinium (1996), queue de
comète trip hop apparue trop tard pour assurer à ses géniteurs la gloire des
pionniers et trop tôt par assumer le virage ambient post-punk qu’empruntera le
genre en fin de décennie. Par dépit, le groupe se rebâtira, à partir de 2002,
une nouvelle identité pompeuse et foncièrement ennuyeuse, une formule pourtant
comptablement payante puisqu’elle leur offrira la renommée de ce côté de la Manche.
Pauvre France.
Malgré le retour de Rosko John, rappeur originel et au final meilleur étendard vocal d’Archive, les compositions de Darius Keeler et de Danny Griffiths souffrent encore et toujours des mêmes irrémédiables maux auxquels ce nouvel album (le deuxième en un an !) n’échappe pas. Soit d’amples et minutieuses productions parfois captivantes, mais hélas inexorablement massacrées par les envolées héroïco-épiques de chanteurs toujours aussi insipides et de plus en plus dispensables. Il y a treize ans, ce magazine écrivait au sujet de Londinium : “Archive pourra-t-il surpasser, un jour, un tel tour de force. Pire, pourra-t-il lui survivre ?” La réponse est aujourd’hui sans appel. On regrettera simplement d’avoir perdu tant de temps à l’admettre.
Malgré le retour de Rosko John, rappeur originel et au final meilleur étendard vocal d’Archive, les compositions de Darius Keeler et de Danny Griffiths souffrent encore et toujours des mêmes irrémédiables maux auxquels ce nouvel album (le deuxième en un an !) n’échappe pas. Soit d’amples et minutieuses productions parfois captivantes, mais hélas inexorablement massacrées par les envolées héroïco-épiques de chanteurs toujours aussi insipides et de plus en plus dispensables. Il y a treize ans, ce magazine écrivait au sujet de Londinium : “Archive pourra-t-il surpasser, un jour, un tel tour de force. Pire, pourra-t-il lui survivre ?” La réponse est aujourd’hui sans appel. On regrettera simplement d’avoir perdu tant de temps à l’admettre.
1 réaction réagir
La déception de Controlling Crowds aurait suffit...Je m'inquiète pour Archive, car si ce Part IV s'écoute, quel manque d'originalité. Les réminiscences du Londinium de 1996, le retour de Rosko John qui s'insère très bien dans la logique d'Archive qui prône l'inconstance de ses chanteurs, me rend nostalgique d'une époque ou la créativité était au rendez-vous, dommage...Mais ne perdons pas espoir, car si l'on a la capacité à réaliser un album tel que You all Look the same to me, on peut encore patienter et surtout espérer à un Grand Archive.