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Révélés par leur deuxième Lp, In Case We Die, paru en France début 2006 et consacré “album du mois” dans les pages de ce magazine, les Wallabies d’Architecture In Helsinki refont aujourd’hui surface. Forte d’une reconnaissance internationale qui, à l’instar de leur musique inclassable, s’est bâtie au-delà des chapelles (le disque de remixes We Died, They Remixed témoignait du phénomène en réunissant des artistes aussi variés que Hot Chip, Mocky ou Dj Mehdi), la formation désormais réduite à six membres (exit Isobel Knowles et Tara Shackell) est attendue aux quatre coins de la planète dans une certaine agitation. Malheureusement, les espoirs placés en Places Like This sont vite déçus. Le morceau introductif Red Turn White, qui sonne comme du Prince chanté par Isaac Brock (Modest Mouse) au sortir d’un open bar, a d’ailleurs le mérite d’annoncer la couleur : les mutins australiens se sont transformés en grandes gueules braillardes et jouent ici une comédie assez dramatique. S’ils ont notoirement peaufiné les instrumentations, les ambiances et la production, et élargi un peu plus encore leurs sources d’inspiration, les voix opèrent tout au long du disque un travail de sape sans précédent. Et les compositions semblent elles aussi avoir été privées, sinon d’attention, en tout cas d’inspiration. Car hormis l’entêtant Same Old Innocence qui fait office d’épilogue, aucun morceau n’arrive ici à la cheville des titres, même les plus dispensables, de leur précédent méfait. Si le single Heart It Races tente de renouer avec la magie qui habitait le remuant Do The Whirlwind, il s’essouffle bien vite dans sa course. Quant à l’irrésistible légèreté de Wishbone, celle-ci n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. En espérant qu’il ne s’agisse que d’une mauvaise passe (de trois), laissons pour l’instant Architecture en plan.

Faustine Kopiejwski
MAGIC RPM  #112


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