Ce n’est
pas la première fois que Dave Heumann, ancien collaborateur de Will Oldham fait
référence à la littérature pour porter haut la stupéfiante frondaison de son
Arbouretum. En 2007 déjà, Rites Of Uncovering
faisait des clins d’œil à Paul Bowles. Pour ce cinquième LP depuis 2004, c’est Liber Novus (The Red Book) de Carl Jung qui se retrouve à l’honneur. Moins
viscéralement horripilants que Black Mountain, Heumann et ses sbires jouent
pourtant sur la même fibre seventies, mélangeant allègrement Deep Purple et
Fairport Convention tout en ne sachant pas vraiment si l’alliance entre le folk
et le metal tiendra du calvaire ou de l’illumination.
Arbouretum - The Highwayman
Arbouretum - Destroying To Save
Lorsque cela fonctionne (When Delivery Comes), on se tient dans une posture indulgente car l’on n’ignore pas que ces mélopées pourront éventuellement se révéler avec le temps, mais lorsque l’on tombe dans l’abomination pure et simple (Destroying To Save), cette posture n’est plus tenable. Heureusement que le groupe sait parfois faire montre d’une légèreté plus conforme à ses origines américaine (The Highwayman), avant de retomber dans ses travers fumeux (Waxing Crescents) ou dans un vide intersidéral (le bien nommé The Empty Shell). Tout se jouera donc sur le final, Song Of The Nile, où les faméliques arbustes laissent enfin place à des feuilles à l’envergure un peu plus prononcée, une aube menaçante qui pourra évoquer No Quarter de Led Zeppelin, malmené par Loop pendant dix minutes hypnotiques et relativement scintillantes.
Arbouretum - The Highwayman
Arbouretum - Destroying To Save
Lorsque cela fonctionne (When Delivery Comes), on se tient dans une posture indulgente car l’on n’ignore pas que ces mélopées pourront éventuellement se révéler avec le temps, mais lorsque l’on tombe dans l’abomination pure et simple (Destroying To Save), cette posture n’est plus tenable. Heureusement que le groupe sait parfois faire montre d’une légèreté plus conforme à ses origines américaine (The Highwayman), avant de retomber dans ses travers fumeux (Waxing Crescents) ou dans un vide intersidéral (le bien nommé The Empty Shell). Tout se jouera donc sur le final, Song Of The Nile, où les faméliques arbustes laissent enfin place à des feuilles à l’envergure un peu plus prononcée, une aube menaçante qui pourra évoquer No Quarter de Led Zeppelin, malmené par Loop pendant dix minutes hypnotiques et relativement scintillantes.