En kiosque actuellement Commander

Peppered With Spastic Magic de Andrew Weatherall

chronique d'album
Premiers symptômes : 1991, âgé d'une petite vingtaine d'années, Andy Weatherall signe la magistrale production de Screamadelicapour les Écossais de Primal Scream. Bingo ! Viendront ensuite The Sabres Of Paradise et, aspiré par le tourbillon acid, une spirale de productions et de soirées Dj qui verront la hype (et la tête du susnommé Andy), enfler au point de le rendre insupportable. Échaudé et assagi par cette expérience, pour son plus grand bien, il s'associe un peu plus tard à  Keith Tenniswood et se fond dans la grande armée de la pénombre, l'immense nébuleuse techno aux artistes sans visage... Avec ces remixes faits à  la maison, les deux maîtres d'armes solitaires fidèles à  leur intelligence, ludisme et inimitable patte, rendent ses lettres de noblesse à  la bonne vieille electro pure et dure, à  coups de lignes de basse aussi noires et menaçantes que les ailes d'un bombardier F-16 et de jaillissements electro funk puissants et irrésistibles. Stereo Mc's, Force Legato, Primal Scream (tiens donc) et Luke Slater s'en trouvent fortifiés tandis que, et c'était prévisible, une fois que ces énergumènes ont fini de croiser le fer avec Texas, Calexico, Saint Etienne ou encore Starsailor, leur brillante industrie sonique les a rendus parfaitement méconnaissables... L'un dans l'autre, le duo assumant ses racines musicales sans faux-semblant, Peppered With Spastic Magicest vraiment de très loin le meilleur album que Kraftwerk ait sorti depuis vingt-cinq ans !
Marc Gourdon
MAGIC RPM  #78
article extrait de :
MAGIC RPM #78 Commander ce numéro


Réagissez

Votre réaction :

Votre pseudo :

Prévisualiser