On se doute bien que si Alex
Gopher est enfin de retour, ce n’est certainement pas pour proposer une resucée
de Super Discount, ou un The Child bis. Donc, avant même de
placer ce disque dans la platine, posez-vous la question de savoir ce que cet
homme, jadis fleuron d’une electro française en plein essor, pourrait encore
avoir à dire. Un changement de cap plus rock ? Gagné. Ou presque :
pour se démarquer – si peu – d’un Benjamin Diamond, par exemple, voici un
second album electro pop, aux réminiscences new-wave.
En studio, Alexis Latrobe s’est fait assister par son alter ego Étienne de Crécy, son vieux copain Nicolas Godin (Air) et Olivier Libaux (Nouvelle Vague) à la guitare, Jean-Benoît Dunckel (Air) aux claviers, ou encore Helena Noguerra, qui pose sa douce voix portugaise sur une chanson (5000 Moons). Cette mutation est apparemment contagieuse chez les vétérans de la house filtrée, mais Alex Gopher surprend ici par sa détermination à relever le défi d’un album entier, aux mélodies habilement ciselées. On n’ira pas jusqu’à se pâmer devant ce retour en flammes d’un son baignant dans les années 80 (des Talking Heads à Love And Rockets).
Cela dit, le single Brain Leech, même s’il rappelle un peu trop New Order, est d’excellente bonne facture, et on trouve même un air de If I Ever Feel Better de Phoenix sur le démarrage de Carmilla. Mais c’est dans la douceur de Song For Paul que Gopher parvient à nous convaincre pleinement. D’ailleurs, mieux vaut ne pas trop référencer la démarche d’Alex Gopher et écouter cet album à la légère, pour le prendre tel qu’il est, à savoir une tentative tout à fait honorable de reconversion.
En studio, Alexis Latrobe s’est fait assister par son alter ego Étienne de Crécy, son vieux copain Nicolas Godin (Air) et Olivier Libaux (Nouvelle Vague) à la guitare, Jean-Benoît Dunckel (Air) aux claviers, ou encore Helena Noguerra, qui pose sa douce voix portugaise sur une chanson (5000 Moons). Cette mutation est apparemment contagieuse chez les vétérans de la house filtrée, mais Alex Gopher surprend ici par sa détermination à relever le défi d’un album entier, aux mélodies habilement ciselées. On n’ira pas jusqu’à se pâmer devant ce retour en flammes d’un son baignant dans les années 80 (des Talking Heads à Love And Rockets).
Cela dit, le single Brain Leech, même s’il rappelle un peu trop New Order, est d’excellente bonne facture, et on trouve même un air de If I Ever Feel Better de Phoenix sur le démarrage de Carmilla. Mais c’est dans la douceur de Song For Paul que Gopher parvient à nous convaincre pleinement. D’ailleurs, mieux vaut ne pas trop référencer la démarche d’Alex Gopher et écouter cet album à la légère, pour le prendre tel qu’il est, à savoir une tentative tout à fait honorable de reconversion.